Les tribulations de Béa et sa tribu

Voici les récits de quelques brisures et moments forts, dans la ligne d'une vie bien lisse qui avait été rêvée. Lorsqu'apparut la lueur en clair obscur d'un Pierrot lunaire - réchauffé, guidé, aimé, par les jumeaux soleils

15 septembre 2008

Marie et moi...

Marie et Moi

Marie et moi,on s'aime bien
Nous partageons nos petits pains

Se trompe-t-elle de chemin ?
C'est moi qui la prends par la main

Elle rit parfois pour un rien.
Je la laisse rire sans fin.

Je ne suis qu'un jeune gamin,
Mais quand je la tiens par la main,
Je me sens brusquement capable
De tenir tête même au diable.

N'empêche que j'ai peur des chiens,
Et si, par hasard, il en passe,
C'est toujours Marie qui les chasse.

Et c'est elle sur le chemin,
Qui me reprend alors la main.

Marie et moi on s'aime bien.
Nous nous sentons dans le matin,

Les deux moitiés d'un même pain.

Posté par beatribu à 06:54 - Madame Il était une fois - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 avril 2008

Petit homme aux yeux de mer

Pour Mathéo 5 ans aujourd'hui

Le voeu de petit homme aux yeux de mer

Il était une fois un petit garçon qui avait 5 ans ; il était né un jour de Pâque, comme si ses parents l'avait trouvé au milieu des oeufs dans le jardin ou dans la maison, petit bébé en chocolat... bien rond

Mais, non, il devint bien vite un grand bonhomme, pas en chocolat, mais avec des yeux de la couleur de la mer, de la mer en Normandie, mélange de bleus et de verts.

Un jour il fit un voeu, une chose qu'il souhaitait très très fort dans sa tête;

Alors, il se concentra très fort et ne dit rien à personne de ce voeu qu'il avait fait;

Un soir petit homme aux yeux de mer tentait de s'endormir bien calmement. Sur son lit de grand garçon il y avait une couverture avec dessus le dessin de Némo...

Le jour tombait, mais il n'arrivait pas à s'endormir ; Il pensait à son voeu qu'il avait fait, il y pensait tellement fort que cela l'empêchait de dormir, et pourtant, il y avait école le lendemain, sa maman lui avait bien dit : « Mathéo, endors toi bien vite, et fais de beaux rêves, demain, il y a école »

Subitement, au milieu de son lit il sentit une chose qui gigotait, qui bougeait gentiment... c'était Némo qui sortit de la couverture, le regarda droit dans les yeux, et d'un air étonné, lui dit :

« ben dis donc toi, mais qu'est-ce que tu fais dans mon lit ??? »

Mathéo eut un peu peur au début, mais bien vite il réagit et lui, « mais non, c'est toi qui est sur ma couverture d'habitude, et, d'habitude, toi tu ne bouges pas, tu es juste là pour faire joli, comme ça, pour mettre de la couleur...

Et d'ailleurs tu es aussi sur mon lit, chez ma mamie... »

Némo était tout fier « ah bon, moi, je suis sur tes deux lits... »

il n'en revenait pas ! Il était tout étonné;

Puis subitement, il regarda autour de lui, et avec sa nageoire droite il montra à Mathéo, « mais enfin, petit homme, tu le vois que c'est toi qui est chez moi, regarde, il y a tout pleins de mes copains poissons de toutes les couleurs tout autour »

Mathéo tourna la tête, à gauche, tourna la tête à droite... et oui, Némo avait raison !!!

Tout autour d'eux il y avait une jolie couleur bleue, comme celle de la mer.

Au-dessus il y avait de magnifiques reflets d'or et d'argent, c'était la lumière du ciel et du soleil qui filtrait sur le dessus de la mer.

Des ribambelles de petits poissons s'amusaient en faisant des bulles, de plus gros s'entraînaient à faire du sport, il fallait bien être bien costauds pour affronter les requins s'ils venaient à les attaquer;

D'autres sautaient à la corde, et, sous l'eau pour des poissons, c'est drôlement difficile.

Ce jeu là c'est pour apprendre à éviter les filets des pêcheurs.

Némo lui expliquait tout cela, calmement, en rigolant même... en passant il grondait quelques bébés méduses qui se rapprochaient trop de la plage.

« je vous l'ai pourtant dit 1000 fois déjà, vous pouvez blesser des nageurs, revenez vers le fond, ici c'est trop près de la plage »

Mathéo était ébloui, c'était tellement beau sous la mer, encore bien plus beau que cet aquarium qu'il avait vu dans le sud de la France, du coté de chez mamie et papie.

« apprends moi à nager, Némo !!! » lui demanda Mathéo, « allez s'il te plaît apprends moi »

Au début, Némo lui sourit au nez, « mais enfin petit bonhomme, les meilleurs nageurs, ce sont nous, les poissons... jamais tu ne pourras virevolter comme ça... par exemple »

Et là-dessus il effectua des dizaines de pirouettes, les unes après les autres, très très vite, tellement vite que cela fit des milliers de petites bulles derrière lui.

Mathéo lui répondit « bon d'accord, ça c'est vrai, je ne pourrai pas le faire avant, avant.... avant l'âge de mon papa qui est très grand et qui est très fort ; mais au moins je voudrais nager la brasse, comme ça, plus besoin de bouées, de brassards, de trucs qui m'ernervent et qui font bébé »

« Alors, petit homme de Pâque, d'accord, mais il te faudra bien travailler, être courageux et oublier ta peur... »

Mathéo respira un grand coup, et hocha la tête vigoureusement...

C'est ainsi qu'il s travaillèrent tous les deux, longtemps, avec acharnement. Mathéo petit homme aux yeux de la mer apprit bien vite et subitement, à un moment, il s'aperçut qu'il avait réussi des pirouettes presque comme celles de Némo...

Au matin, Mathéo souriait en se réveillant. Il dit à sa maman, « on pourrait aller à la piscine aujourd'hui maman, après l'école, après l'école ??? »

Marilou, sa maman, était tout étonnée, mais ele acquiessa et dit « d'accord »... Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, mais après tout, pourquoi pas ? N'est-ce pas ?

Le soir même, Mathéo avala un grand goûter, se mit en maillot, et dit à Alex son petit frère et à sa maman : « regardez moi, regardez moi bien »

Il monta sur le plongeoir, et là, sa maman, eut vraiment très peur... « ne t'inquiète pas maman, ne t'inquiète pas... »

Mathéo sauta, exécuta un magnifique plongeon et refit des pirouettes dans l'eau, et une et une et encore une autre et puis, il traversa toute la piscine comme un poisson dans l'eau, en laissant des petites bulles derrière ses petits pieds »...

Tout le monde l'applaudit très fort, on n'avait jamais vu un aussi petit bonhomme nager aussi bien, et aussi vite.

Quand il fut sorti, sa maman lui demanda « mais Mathéo, dis-moi... c'est magique.... »

Mathéo plongea ses yeux bleu-vert de la mer dans les yeux bleu clair de sa maman, lui sourit et lui dit « oui, maman... c'est magique »...

Et dans sa tête, il se disait, je suis un grand bonhomme, mais j'ai beaucoup travaillé... après tout, j'ai 5 ans aujourd'hui...

Posté par beatribu à 17:38 - Madame Il était une fois - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 avril 2008

Coeur de petit caillou ...

Même le coeur d'un caillou peut faire « boum boum »...

Petit caillou avait rencontré sa grande amie Marie dans le Sud de la france, près de la mer.

Elle y habitait avec ses parents et toute sa famille, ses deux frères et son papa sa maman.

Un jour ils durent déménager pour un pays où il y avait de grandes montagnes.

Marie ne voulut pas partir sans son copain le petit caillou;

Ils s'étaient rencontrés dans la cour de son école dans le sud de la France, elle était tombée, et hop : petit caillou était venu se ficher dans son front;

Au début elle eu un peu mal mais sa maîtresse la soigna bien vite, et Marie, qui était une petite fille très gentille et pas rancunière du tout devint amie avec « petit caillou ».

Il n'était pas question pour elle de partir sans « petit caillou ».

Elle le promenait partout avec elle, c'était comme un mini-ami qui ne la quittait jamais.

Quand ils arrivèrent dans la nouvelle maison, tout était différent... il faisait un peu plus froid, mais surtout, tout autour de la maison et du jardin : il y avait de grandes montagnes...

Petit caillou était très impressionné, il n'avait jamais vu autant de choses si hautes dans son horizon...

Un matin, Marie décida de l'emmener se promener; Elle prit son « petit caillou » dans sa main, et hop, ils partirent tous les deux...

Dans le sud, ils n'avaient connu sur la plage que des tout petits cousins cailloux, très fin, ou alors des galets tout ronds... Ici tout était différent...

les cailloux, étaient différents.

Marie s'assit par terre, et posa son pote le caillou à coté d'elle.

Il était un peu intimidé petit caillou, il ne connaisait personne.

Alors il regardait à droite à gauche, et son petit coeur de petit caillou faisait « boum boum » très fort...

Marie, elle, le regardait et souriait. Elle savait bien que petit caillou avait besoin de rencontrer des copains, et que très vite, ensuite, tout irait bien.

Alors, elle décida de l'aider un peu.

Elle ramassa tout doucement quelques cailloux de la montagne, des cailloux qui venaient de là haut, tout en haut, et qui avaient roulé, roulé, roulé... Eux aussi avaient fait un long voyage.

Elle en fit un petit tas et déposa tout doucement son petit caillou tout en haut de la petite montagne de cailloux d'ici.

Les cailloux grognèrent bien un petit peu, car petit caillou était bien diffférent d'eux, mais après tout pas tant que ça ; alors au bout d'un moment la petite montagne de cailloux s'affaissa un peu, et petit caillou se retrouva au beau milieu de tous les autres;

ils se regardèrent tous un peu, et le coeur de petit caillou, faisait encore beaucoup « boum boum » ... il était très timide...

Et pourtant il entendit :

« puisque tu viens du Sud... peut-être tu peux nous apprendre à jouer à la pétanque ??? »

Bien sûr petit caillou savait jouer à la pétanque.

- nous on voudrait bien, on a tout ce qu'il faut ici, mais on connait pas les règles, allez raconte nous...
-raconte-nous comment c'est la mer, car même en haut de notre montagne, nous, on n'arrivait pas à la voir,
- et puis aussi, est-ce qu'il fait vraiment chaud ?
- et puis, et puis, et puis ...

De questions en questions, tout le monde se détendit et la montagne de petits cailloux s'étala sur le sol et ils s'installèrent tous en ronde pour pouvoir mieux se parler.

C'est ainsi que petit caillou apprit à ses nouveaux amis à jouer à la pétanque, alors que les cailloux d'ici lui racontaient comment c'est la neige quand elle tombe sur eux...

Marie était bien contente, son petit caillou avait enfin trouvé des amis, des amis, un peu différents, et c'est ça qui était bien, ils avaient plein de choses à s'apprendre...

Posté par beatribu à 21:29 - Madame Il était une fois - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2008

"boum boum... boum boum"

Le coeur de Doudou

Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Titouan ; Oui ! Titouan, c'est un joli prénom que l'on trouve en Bretagne dans l'Ouest de la France.

Titouan avait, depuis son plus jeune âge, depuis qu'il était tout petit, un doudou.

Un joli doudou bien doux, bien tendre, et qui ne le quittait jamais.

Ce doudou s'appelait Potame. Parce que, parce que... c'était, c'était un ???... oui c'était un hippopotame. Il était tout gris, tout gentil, tout souriant.

Aucun autre nom ne lui allait aussi bien.

De temps en temps, Potame allait au bain ; mais il est vrai que Titouan, les premières fois grognait un peu. Etre séparé de Potame pendant quelques heures, voire même une journée entière lui semblait impossible, inconcevable, trop difficile.

Alors, sa maman attendait qu'il fasse très beau, très chaud et alors elle le lavait très vite avec du savon qui sent bon et vite, vite, elle le mettait au soleil pour qu'il prenne l'air frais et surtout le soleil.

Le soleil c'est bon pour la santé disait-elle à son petit garçon. Potame aussi a le droit d'être en pleine santé...

Alors petit Titouan prenait une petite chaise, mettait une casquette pour lui mais aussi pour Potame, il mettait un peu de crème solaire... Potame n'en avait pas besoin lui, sa peau toute douce était bien assez épaisse et moins fragile que la sienne.

Et il attendait, attendait, tout en le regardant...

De temps en temps il posait son petit index sur la tête de Potame pour voir, si, enfin, son doudou était bien sec ; Mais non, il était encore un peu mouillé, euh... même complètement trempé. Alors il fallait attendre, attendre encore...

Un jour que sa maman avait donné le bain à Potame en même temps que celui de Titouan, il s'assirent tous les deux sous un tilleul parce que le soleil brillait vraiment trop fort ce jour-là, et il fallait vraiment faire attention à ne pas attraper une insolation.

Titouan parlait à Potame, et lui disait de se dépêcher de sécher ; il lui chanta même sa chanson préférée, une chanson qu'il avait inventé rien que pour eux deux  :  "jamais on n'a vu, jamais on ne verra, un petit Potame se prom'ner sans Titouan... "

Une jolie brise, un doux petit vent venait caresser Titouan et son doudou.

Titouan était un peu fatigué, alors il s'allongea auprès de son doudou, et bien sûr... comme il faisait bien chaud, que le vent était tiède, que les oiseaux gazouillaient doucement, il finit par s'endormir à l'ombre du tilleul.

Quand il se réveilla, il ouvrit ses yeux tout doucement d'abord, car le soleil brillait encore très fort, puis un peu plus gand quand il fut habitué...et alors il comprit qu'il s'était un peu assoupi. Il était toujours un peu ébloui et il pensa tout de suite à son doudou, et il se dit, très content, « il doit être tout sec  maintenant, je vais pouvoir jouer de nouveau avec lui. ».

Il tourna la tête vers Potame... mais, Potame n'était plus là !

Titouan se leva d'un bond, regarda bien autour de lui, se frotta les yeux, fit le tour du tilleul... mais non, Potame avait bel et bien disparu...

Titouan resista très fort à une énorme envie de pleurer, et même s'il savait que Potame était un doudou pas vraiment vivant, il ne put s'empêcher de l'appeler très fort :

-
Potame !!!! ... Poooootaaaaaaaaame, où es-tu ?

Ses yeux commèncèrent à se remplir de larmes, et sa voix se fit moins forte...

C'est quand, désespéré, il finit par s'asseoir par terre en sanglotant très fort, qu'il entendit au milieu de ses pleurs ...

-
Titouan ???

C'était une voix toute douce, une voix toute tendre, une voix de ... Potame !

Titouan leva la tête, se releva d'un bond en ouvrant des yeux ronds. Avait-il bien entendu ? Le soleil ne lui avait-il pas trop tapé sur la tête ?

Non, c'était bien Potame, son doudou Potame qui était là, debout sur ses pattes à le regarder avec des yeux bien doux, bien tendres...

- Potame, lui dit Titouan, mais ce n'est pas possible, enfin... je ne peux pas y croire... toi ???
Je suis tout aussi étonné que toi lui répondit son doudou, mais tout à l'heure je me suis réveillé et j'ai entendu à l'intérieur de moi un bruit que je ne connaissais pas. Cela faisait « boum-boum ».. »boum-boum »... et puis ensuite j'ai entendu des bruits de choses qui flottaient dans le ciel et aussi j'ai senti comme un souffle chaud sur mon nez.

Titouan sourit. « C'est ton coeur qui bat, ce sont les oiseaux qui chantent, et c'est le petit vent qui souffle que tu as senti... »

Titouan était fou de joie. En rigolant bien fort il lui dit : « alors, es-tu bien sec maintenant ? Est-ce que je peux te faire un gros calin ?»

C'est ainsi que Titouan et Potame se firent un gros bisou.

Ils passèrent beaucoup de temps à discuter tous les deux, sur le jour de la naissance de Titouan, sur les nuits où il n'arrivait pas à dormir et où Potame se mettait dans son cou pour le rassurer, sur le premier jour de l'école où Potame lui avoua qu'il l'avait trouvé très courageux de ne pas pleurer. Il lui dit même que ce jour là, de la boite à doudous de la classe il l'avait observé, et qu'il avait été très fier de lui...

C'est à ce moment là que, brusquement, un énorme bruit se fit entendre, un grondement de tonnerre terrible et, immédiatement une pluie très forte se mit à tomber...

-Titouan, Tiouan, réveille-toi lui disait sa maman, viens vite, on file à l'abri, viens sous le parapluie, et enfile ton ciré.

- Maman ??? Mais maman ...

- Dépêche-toi Titouan, et n'oublie pas Potame... il est de nouveau tout trempé.

Titouan, attrapa vite son doudou, le regarda bien en face... « mais qu'est-ce que tu fais Titouan ? il pleut à verse, il faut vite rentrer... Titouan, ce n'est vraiment pas drôle, pourquoi souris-tu ? »

-Pour rien maman, pour rien...  et, toujours en souriant,  il glissa son doudou sous son ciré.

Tout de suite il sentit que le coeur de Potame ne faisait pas boum-boum, comme dans son rêve, mais que, quand même il avait besoin d'être réchauffé ... il ne fallait pas qu'il prenne froid... Un Potame enrhumé, ça peut être contagieux...

Posté par beatribu à 19:00 - Madame Il était une fois - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

Il était une fois Mademoiselle crêpe (maternelles)

La crêpe qui voulait se déguiser

Il était une fois une crêpe qui voulait se préparer pour le carnaval et mardi gras.

Le gros de l'hiver était passé et il faisait même, certains matins, presque vraiment beau...

Mademoiselle Crêpe habitait une ravissante petite maison en bonbons. Le toit était fait de tuiles d'amandes, les murs de pain d'épices et les fenêtres de barbe à papa. Son lit était un petit tas de farine qu'elle refaisait tous les jours pour avoir une jolie chambre. Et ensuite elle arrangeait bien correctement sa couette en fraises Tagada.

La chandeleur approchait à grands pas, et Mademoiselle crêpe ne révait que d'une chose : se déguiser.

Tout d'abord elle ne voulait pas être mangée le jour de la chandeleur. Mais surtout, elle ne pensait qu'à une seule chose : se déguiser et faire la fête.

Toutes les nuits elle se tournait et se retournait dans son lit de mademoiselle crêpe, en essayant de trouver la solution à son problème. Elle se tournait tellement dans tous les sens qu'elle mettait de la farine partout dans sa petite chambre.

Mais comment faire quand on est une petite crêpe, que la chandeleur approche, que les enfants pensent déjà à manger toutes les crêpes qui passeraient près d'eux ... Comment faire pour trouver le meilleur déguisement pour pouvoir défiler dans le village et danser et chanter... et surtout « faire la fête ! » pour le carnaval ???

Mademoiselle Crêpe voulait VRAIMENT participer au carnaval

Un matin, mademoiselle crêpe eut une idée.

Elle se leva, but son lait avec du sucre dedans, débarbouilla son joli petit visage de crêpe et sortit de chez elle;

Près de sa maison se trouvait une jolie petite école maternelle. Dans cette école maternelle, les enfants eux aussi préparaient le carnaval et apprenaient plein de choses.

Elle aimait bien passer près de la cours de récréation quand les enfants étaient dehors. Elle aimait beaucoup entendre les petits cris d'enfants, et elle les regardait souvent, cachée derrière la grille...

C'est pour cette raison qu'elle avait décidé de se déguiser en petite fille...

Le matin du mardi-gras, elle se leva de bonne heure. Elle enfila les vêtements qu'elle avait longuement préparés la veille. Puis elle se dessina un visage de petite fille avec du maquillage de sa maman. Et, pour finir, elle se présenta en classe avec les autres enfants;

Certains la regardèrent quand même avec des yeux un peu ronds... Il est vrai qu'elle n'était pas tout à fait semblable aux autres élèves de la classe, mais après tout, si elle avait envie de venir avec eux et de rester pour faire des dessins et apprendre tout un tas de choses comme : les jours de la semaine, écrire son prénom et venir avec eux en récréation, pourquoi pas !

C'est ainsi que Mademoiselle crêpe se retrouva dans la classe des moyens. Certains enfants l'adoptèrent de suite. C'est quand même "pas tous les jours" que l'on peut devenir ami avec un personnage aussi différent d'eux !

A certains petits enfants, ceux qui n'étaient pas trop intimidés par elle, ceux qui venaient la voir pour discuter ou rigoler, elle leur confia son petit secret...

« en fait, tu sais (disait-elle), je ne suis pas vraiment une petite fille comme les autres » ou alors elle disait : « Voilà, il faut que je te dise : je suis une crêpe... »

Cela impressionna beaucoup les copains et les copines. Une petite fille lui dit même « Mais comment peut-on être une Crêpe ??? »

Comme elle ne savait pas que les mademoiselles Crêpe étaient de gentilles petites personnes, elle en avait un peu peur, cette petite fille... Puis, quand elle s'aperçut à quel point Mademoiselle Crèpe était coquine et rigolote, même si elle était tellement différente, elle finit par devenir son amie.

Vint enfin le moment du défilé du Carnaval.

Quand le moment de sortir dans la rue arriva, Mademoiselle crêpe était la seule à rester habillée en petite fille. Tous les autres enfants étaient en spiderman, en princesses, en cow boys, en footballeurs... Il y avait même un petit garçon qui s'était déguisé en .... crèpe !!!

Elle trouva que ce petit  avait vraiment bon goût, et que son idée de déguisement était magnifique.

Mais il y eut quand même un tout petit problème.

Maîtresse Sybille vint la voir et lui demanda : « Bonjour Mademoiselle, vous avez oublié de vous déguiser ce matin ? »

Mademoiselle crêpe ne savait plus quoi dire, c'est alors que tous les élèves volèrent à son secours ! « Mais non maîtresse dit le moins timide de tous... Seulement elle est déguisée en élève modèle ! Regardez comme elle est sage et gentille tout le temps... C'est ça son déguisement : être la plus sage de nous tous... »

Mademoiselle crêpe rougit dans son coin, et fut bien contente de participer au défilé avec tous les enfants de l'école de la gare (les très très très grands).

Et c'est ainsi qu'elle put enfin faire la fête avec tous les nouveaux amis de sa classe.

Depuis, plus jamais elle n'eut peur d'être mangée à la chandeleur, et plus jamais elle ne rata le Carnaval à l'école...

"Madame il était une fois" février 2008

Posté par beatribu à 07:35 - Madame Il était une fois - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2008

Il était une fois "la graine de toutes les couleurs"

(le 24 mars 2008 - Pour Nathalie, sa classe et ma petite amie Fatma)

La graine de toutes les couleurs

Il était une fois une petite fille qui s'appelait Noëlle... Oui, oui, Noëlle, Noëlle comme le papa Noël, sauf que elle c'est une petite fille. Ses parents l'avaient appelée ainsi parce qu'elle était née une nuit de Noël. Donc, ils décidèrent de la prénommer « Noëlle »

Il y a six ans et quelques semaines maintenant, Noëlle était venue au monde et déjà elle souriait. Tout petit bébé, elle souriait comme on le fait certains matins de printemps parce qu'il fait doux, qu'il fait bon et qu'on est content.

Le matin de sa naissance, son papa et sa maman avait trouvé un drôle de petit paquet qui avait été déposé sous le sapin. Il s'agissait d'un petit pot en verre, avec dedans de la terre bien riche et une graine pas tout à fait comme les autres : une graine multicolore.

Jamais de toute leur vie il n'avait vu pareille graine; grosse comme une noisette, elle est parsemée de petits points de toutes les couleurs de l'arc en ciel.
Ils regardaient, étonnés, cette graine si différente, si particulière et si belle. Et puis le papa  dit : « une graine cela doit pousser. Si l'on veut qu'une graine pousse, il faut la mettre en terre. »

Il alla donc dans le jardin avec des grosses bottes et un gros manteau, parce qu'il faisait très froid. Puis il prit son courage à deux mains, enfila des gants bien chauds et il commença à creuser avec une pelle dans la neige d'abord, puis dans la terre et il posa délicatement la graine de toutes les couleurs de l'arc en ciel dans le trou qu'il avait formé;

Ensuite, il recouvrit la graine, pour qu'elle ait moins froid, il ajouta un tout petit peu d'eau et il rentra vite au chaud retrouver sa petite fille Noëlle et sa maman.

Les années passèrent. Noëlle devint une jolie petite fille qui souriait toujours, elle avait des cheveux très frisés, presque noirs et des grands yeux couleur noisette...

Il y eu un premier Noêl pour elle, puis un deuxième et les mois passèrent encore, les années aussi.

Noëlle fit sa rentrée à l'école maternelle, apprit tout un tas de choses, se fit un tas d'amis même si au début elle avait un peu peur, même les premiers jours, elle avait du mal à quitter sa maman le matin. C'était une petite fille qui aimait bien les enfants un peu différents, elle les aimait beaucoup, les aidait et souriait, souriait toujours...

Elle grandit, grandit, et souriait encore, comme ça pour un rien, pour dire bonjour, pour faire plaisir, juste comme ça ;

Pendant ce temps, tout le monde semblait avoir oublié ce matin de Noël et la graine extraordinaire, tout le monde sauf son papa, qui de temps en temps, lui répétait, « ma petite fille, le jour oû tu es née, j'ai planté une graine extraordinaire que nous avions trouvée sous le sapin...  je pense que je ne l'ai pas bien plantée, puisque depuis, il ne s'est rien passé, rien n'a poussé »

« C'est dommage disait la petite fille, avec un petit sourire, mais, ce n'est pas bien grave, il existe déjà dans notre jardin beaucoup de fleurs et même de jolis arbres, et puis tu sais, il ne faut pas être impatient (tu me le dis tout le temps) attends un peu, encore un peu, cette graine fera , je suis sûre, une fleur qui n'existe nulle part ailleurs, ou bien même... un arbre... , moi j'y crois mon petit papa, moi j'y crois...»

« C'est impossible mon bébé lui répondait-il un peu tristement, les arbres mettent des années à pousser. Non, non, ça c'est vraiment impossible ! »

Alors que Noëlle était bien grande déjà, elle attendait comme tous les enfants ce matin un peu spécial : le jour de Pâques. Dans les jardins ou dans les maisons, les cloches déposent durant la nuit des chocolats, des petits bonbons, des lapins et des poules qui sont, vous le savez tous... délicieux.

Le matin de Pâques, c'est un jour spécial... et pour tout vous dire, cette histoire que je vous raconte là s'est passée hier matin, dans une maison près de chez vous à Grandfontaine, ou alors à Boussières, je ne sais pas exactement.... Et vraiment,  c'était encore plus spécial que d'habitude puisque : vous le savez tous, pour ce matin de Pâques-là, c'était vraiment très très spécial, tout à fait curieux, totalement bizarre : parce qu'il... neigeait de gros flocons bien joufflus;

Lorsque la petite fille se leva et qu'elle alla vite regarder par la fenêtre du salon, elle fut tout étonnée de voir autant de neige...

« Mais, on dirait le matin de Noël », dit-elle à ses parents.
Sauf que, sauf que.... non, nous étions bien le matin de Pâques... dans le jardin, par la fenêtre elle aperçut bien quelques petits oeufs déposés sur la neige, mais à peine, juste quelques- uns... Elle était un peu déçue mais elle ne le dit pas et elle sortit dehors, bien emmitouflée pour ne pas prendre froid.

En ouvrant la porte d'entrée elle découvrit une chose extraordinaire...

Elle poussa un grand cri de joie et vite vite appela : « papa, maman... venez voir, venez voir... »

Ses parents accoururent bien vite et restèrent stupéfaits devant ce qui les attendait devant la maison.

C'était un arbre, un arbre gigantesque, un arbre immense, un arbre de toutes les couleurs de l'arc en ciel...

Il avait poussé durant la nuit... très vite, en quelques heures.

Et c'est arbre-là était vraiment très spécial parce qu'au bout de ses branches de toutes les couleurs de l'arc en ciel, il y avait, à la place des feuilles... des dizaines, des centaines, des milliers de petits oeufs en chocolat qui brillaient...

Noëlle poussait des petits cris de joie et dit à son papa avec son grand sourire, "tu vois mon papa, la petite graine dont tu me parlais... la voilà... aujourd'hui c'est un arbre magique... dis, tu me portes sur tes épaules, je dois les cueillir tous et demain je les partagerai avec mes copains en classe"

C'est ainsi qu'aujourd'hui même, la petite Noëlle est en train d'offrir (en souriant) des chocolats de Pâques qui avaient poussé dans son jardin... sous la neige, sur les branches d'un arbre magique de toutes les couleurs de l'arc en ciel !

La morale de cette histoire :

Dans la vie, même si des fois on est pressés, même si parfois on a hâte, il faut savoir attendre, parfois un tout petit peu, quelquefois quelques années, et souvent encore plus longtemps pour que des choses extraordinaires nous arrivent... Mais surtout, l'important, l'important : c'est d' y croire, d'y croire encore, d'y croire toujours et toujours, comme Noëlle : continuer à sourire...

Posté par beatribu à 18:10 - Madame Il était une fois - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2008

Théo ne partage plus (enfants de 4 à 7 ans)

Théo ne partage plus

Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Théo. Il était très gentil ce petit garçon, et il avait tout pour être heureux. Ses frères et soeurs étaient gentils, ses parents aussi, et en plus il avait plein d'amis.

Tout se passait merveilleusement bien jusqu'au jour où Théo décida une chose tout à fait bizarre.

Il décida qu'il ne partagerait plus rien.

Ni avec ses frères et soeurs, ni avec ses parents, ni avec ses amis.

Alors qu'il avait appris que même si on a peu de choses, il fallait les partager, avec ceux qui en avaient besoin, ceux qui avaient moins ... Même s'il avait appris tout ça, un matin, on ne sait pas pourquoi il décida : « stop, j'arrête, je garde tout pour moi, mes jouets, mes goûters, mon temps, je garde tout pour moi »

Il se disait : « j'en ai assez de partager. On me dit toujours « partage ! Partage avec les autres, partage avec ta famille, partage avec ceux qui ont moins, partage avec tes amis, partage, partage.... »

Toujours partager............ Non, non, non, j'arrête.

Ce matin là donc, il dit « non » quand sa soeur lui demanda un petit peu de son jus d'orange. Il dit « non » quand sa toute petite soeur lui demanda de lui lire un tout petit bout de l'histoire qu'elle n'arrivait pas à terminer toute seule.

Il dit encore « non » quand son copain à la cantine lui demanda gentiment : « tu me donnes ton dessert, toi n'aimes pas la crème aux oeufs »

Il dit « non » comme ça, sans réfléchir, juste pour le plaisir de « garder » pour lui.

A là récréation, quand son meilleur ami d'enfance lui demanda comme chaque jour, « je te donne un bout de pain au lait et toi tu me donne deux carrés de chocolat.... d'accord ? »

  • « non » répondit Théo.

  • - « ben pourquoi non ???? » lui répondit son ami.

  • - « parce que c'est ainsi, je ne donne plus rien, j'en ai assez de partager »

Son ami avait beaucoup de peine... alors il s'éloigna sans rien dire et alla jouer avec d'autres copains.

A la maison aussi, ses frères et soeurs ne dirent pas grand chose, mais bizarrement, Théo se retrouva un peu seul.

Son papa et sa maman l'observèrent, sans rien dire d'abord tout en se disant « mais où est-il parti notre Théo ??? »

Il ne veut plus rien donner, ni son temps, ni ses jouets, ni rien...

Quelques temps après quand il demanda à son grand frère de lui réparer son camion rouge, son grand frère lui dit « non »

  • ben pourquoi lui dit Théo ???

  • parce que je ne veux pas perdre du temps pour toi, je préfère aller m'amuser avec mes copains au cinéma. ..

Théo vit peu à peu toutes les portes se refermer devant son nez.

Personne ne voulait plus l'aider pour ses devoirs. Personne ne voulait plus lui donner le petit chapeau sur la religieuse au chocolat, personne ne voulait jouer avec lui dans la cours de récréation.......

Peu à peu il se retrouva bien seul, chez lui, et à l'école...

Un soir sa maman lui demanda : « est-ce que tu vas bien Théo ? » et là Théo se mit à pleurer... « Plus personne, plus personne.... »

  • tu as beaucoup changé tu sais, tu n'es plus le petit garçon qui partageait avec tout le monde. Où as-tu donc caché ta générosité ? Ton coeur est sec, tes mains fermées.

    Théo pleura beaucoup, réfléchit beaucoup, et décida de redevenir le petit garçon d'avant. C'est alors que toute sa famille et ses amis, lui pardonnèrent bien sûr et furent très heureux de voir revenir leur petit Théo d'avant.

Posté par beatribu à 16:52 - Madame Il était une fois - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2008

Pour Catherine - Conte de la vie qui va

C'est ainsi que va la vie

Il était une fois deux petites filles. L'une était blonde, et l'autre aussi; L'une avait les yeux bleus, et l'autre aussi... c'est ainsi !

Elles étaient deux amies, deux amies pour la vie.

Elles avaient l'âge de ces amitiés qui jamais ne s'éteignent, c'est un fait, c'est ainsi, pourquoi alors, chercher plus loin;

Elles passaient beaucoup de temps ensemble, et partageaient beaucoup de choses. Leurs jeux dans la cours de récréation, leurs goûters, leurs rires, et leurs silences.

Elles se raccompagnaient le soir, après l'école; Je te raccompagne, puis tu me raccompagnes, et ainsi de suite, une fois, deux fois... les mamans attendaient, et parfois, je m'en souviens...

grondaient !

Voilà c'était ainsi, et pour tout dire : « pas très compliqué », aussi simple qu'une grande amitié, aussi évident que leur complicité.

Un jour pourtant, plus rien ne fut comme avant. L'une d'elle a perdu sa maman. Envolée sa maman... au ciel avec les anges, et sa fille sur terre, elle, est restée.

Tout un monde écroulé, les yeux bleus rieurs se teintèrent alors d'une infinie tristesse. Son amie, grande amie, emportée par sa peine, resta néanmoins lèvres closes.

Tout son coeur pourtant tambourinait pour elle. Elle était si petite... les mots, c'est pour les grands. Les grands, eux, ils savent, et parfois, parfois... parlent trop.

Les jours passèrent, et puis les mois. Mais la tristesse, elle, elle resta.

La vie sépara les grandes amies aux joies toutes imples et aux si lourds secrets. Mais pourtant, toujours, la première pensait à l'autre, et la deuxième aussi; C'est ainsi, parfois, que va la vie.

Les années passèrent, passèrent. A leur tour, loin l'une de l'autre elles firent leur route. Et pourtant, pourtant, chacune pensait à l'autre.

Puis, elles cessèrent de compter les années. Les premières rides étaient déjà là, qu'à la faveur d'un hasard, elle se retrouvèrent... et de suite se reconnurent.

Elles se répétaient les mêmes choses dans le téléphone...

« je te cherche depuis si longtemps »

« je t'ai cherchée partout, je n'arrivais pas à croiser ton chemin »

« j'ai bien cru que tu m'avais oubliée »

Mais non, ça c'est impossible parce qu'ainsi va la vie.

Pour deux amies c'est pour la vie, et c'est ainsi, et c'est tant mieux;

Alors toi petit garçon...

Alors toi, petite fille...

il te faut apprendre ici que tes amis d'aujourd'hui seront tes amis pour la vie;

Tout ce que tu vis aujourd'hui, dans 10, 20 ou bien même 30 ans, saches que tu t'en rappelleras : comme si c'était aujourd'hui, ce matin, hier soir !

Parce que c'est ainsi.

C'est ainsi que va la vie.

Posté par beatribu à 13:12 - Madame Il était une fois - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1