Les tribulations de Béa et sa tribu

Voici les récits de quelques brisures et moments forts, dans la ligne d'une vie bien lisse qui avait été rêvée. Lorsqu'apparut la lueur en clair obscur d'un Pierrot lunaire - réchauffé, guidé, aimé, par les jumeaux soleils

06 octobre 2009

La relève...

ma fille est au bureau, l'air concentré, le nez en l'air, machouillant son stylo. je la laisse. elle s'approche de moi, se glisse près de mon giron et me laisse lire sa poésie écrite toute seule.

Et là, je me rends compte combien le point de suspension est héréditaire :

une petite fleur est dans le pré depuis longtemps
une petite fleur en forme de coeur...
plus jolie que le pharaon
plus jolie que...
plus jolie que toutes les fleurs
Et cette fleur c'est ...
ma maman...

signé et daté en bonne et dûe forme : Marie C le 6 octobre 2009

Bon, bien sûr : boum boum ; boum boum...

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02 octobre 2009

LN, Agathe et Tiphaine

Elle m'avait aidée à un moment ; elle avait pris du temps pour que nous nous parlions en vrai ; elle écrit avec le coeur et l'humour au bord des yeux, et quelquefois pas seulement de l'humour... souvent un début de larme vite essuyée.

Elle vient de fermer la porte de son blog "ceux que l'on met au monde" - et c'est une vraie perte. J'y allais sans cesse ; prendre des nouvelles, y piocher un sourire, les voir grandir...

Sans doute faut-il se taire parfois pour mieux apprécier la douceur du silence.

Je prends acte, tout en ayant de la peine - Je leur souhaite bonne route à toutes les trois.

je leur espère brises, alyzées, vents doux, et beaucoup plus de moments doux que d'amers (supervielle)

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13 mai 2009

Trilles... ligériens

Dans la musique tonale occidentale,

un trille est un ornement musical, imaginé au 16ème siècle, qui consiste à alterner très rapidement la

note de base (la note principale), sur laquelle est noté le trille, et la note située juste au-dessus.

Cet ornement est par exemple utilisé pour donner du relief à une note tenue.

Le battement du trille se réalise toujours avec la note naturelle suivante dans l'ordre de l'échelle diatonique. L'intervalle entre la note principale et le trille dépend donc de l'armure.

Suivant le contexte de l'interprétation on peut distinguer :

  • le trille classique, qui laisse entendre en premier la note principale ;
  • le trille baroque qui est interprété comme s'il était précédé d'une appoggiature.

Le trille est noté tr. souvent suivi d'un trait horizontal ondulé qui court sur toute la tenue de la note. Lorsque la seconde note doit être altérée, on place l'altération au-dessous du signe tr. Des petites figures de notes indiquent parfois la manière de commencer et de terminer le trille.

Exemple de notation d'un trille baroque et d'une possible exécution :
Trille

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Tous les ligériens...

  • La Loire-Atlantique (44) :
    • Les habitants du département se déclarent généralement Nantais. Certains revendiquent des origines bretonnes, car la Loire-Atlantique, anciennement Loire-Inférieure, était l'un des cinq départements issus de la province de Bretagne lors de la création des départements en 1790.
    • Il est parfois proposé l'expression de Ligériens Bretons rappelant à la fois l'identité bretonne et l'influence de la Loire, qui font des habitants du département les seuls Bretons à vivre au bord de la Loire.
    • Nantes et son agglomération concentre une proportion importante des habitants de la Loire-Atlantique et l'expression pays nantais est couramment utilisée. Certains proposent d'utiliser le terme Nantais pour désigner les habitants du département.
    • Le Petit Larousse 2005 à l'article Loire-Atlantique ne donne pas d'appellation pour ses habitants.
    • Chef-lieu du département de Loire-Atlantique, chef-lieu de la région Pays de la Loire : Nantes : Nantais
  • Posté par beatribu à 15:06 - Journal d'ici - Journal d'ailleurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    12 mai 2009

    Le grand Ouest et la jungle tropicale

    Mon jardin il est pas grand.

    Et, après tout : heureusement !

    Parce qu'ici, l'herbe, elle pousse pas, elle grimpe !
    Tu t'allonges dessus, tu médites un peu en position du lotus, tu fermes les yeux : au bout de 10 minutes, tu les ouvres et Hop, 1 cm et demi de plus la pelouse !

    Tu la tonds le samedi (jamais les dimanches, ni les jours fériés : INTERDIT ici, faut pas faire de bruit, faut pas se faire remarquer...

    Bref, samedi-tondeuse / dimanche tu regardes le jardin pousser / lundi tu te dis "bon y va falloir recommencer / mardi tu te dis "j'avais raison, Y va falloir recommencer / mercredi tu es derrière ta tondeuse à faire des allers et retours dans le sens de la tondeuse.

    Mon népoux il a acheté un modèle tellement perfectionné comme tondeuse de l'espace (oui, ça existe das l'espace) que quand je m'occupe du jardin je fais un peu french flag au vent - la tondeuse de l'espace tond avance, avance tond et moi je tente de maîtriser la bête motorisée.

    Pourquoi tant de Haine-rbe... à cause du climat. il fait doux doux doux... il pleuviote pleuviote pleuviote (en bruminaison comme les aérosols d'E*ian rose et blanc - et subitement t'as plein de soleil, comme ça d'un coup.

    On est sous les tropiques en fait - je vous l'avais pas dit. Donc, le jardin amerloque ici, en vrai de vrai c'est la jungle.

    On dirait un titre de film "viens chez moi regarder l'herbe pousser"

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    28 avril 2009

    A la saint Valérie, on est le 28 avril...

    Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Béatrice !
    Et j'ai reçu, déjà, beaucoup de messages d'amitié...
    Merci beaucoup;

    Je reprends ici un petit texte reçu avec une des cartes d'anniversaire : Merci Madame BC de me replonger dans les si simples mots de la poésie - celle à laquelle je m'accroche comme au mât du bateau quand la mer est trop forte.

    Il se ménage tellement
    Il a si peur des couvertures
    Les couvertures bleues du ciel
    Et les oreillers des nuages
    Il est mal couvert par sa foi
    Il craint tant les pas de travers
    Et les rues taillées dans la glace
    Il est trop petit pour l'hiver
    Il a tellement peur du froid
    Il est transparent dans sa glace
    Il est si vague qu'il se perd

    [...]

    Il est perdu dans l'univers
    Il se heurte contre les villes
    contre lui-même et ses travers
    ...

    Moooooosieur Reverdy

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    09 avril 2009

    Le choix de Nous

    pas facile de choisir.

    Pas facile...
    A quoi ça tient... à quoi ça tient ?
    Mon coeur balance entre les locaux super top géniaux d'un IME, et le personnel hypra compétent d'un autre ...

    De rendez-vous en rendez-vous, je ne sais plus à quel saint me vouer.
    Heureusement, il y a ce temps qui nous est donné... un peu.
    Et les phrases reviennent, entendues avant le déménagement, avant le grand chambardement - laisser le temps au temps ;

    se laisser porter.
    Mais le sourire et le regard profond de certaos professionnels en disent long sur leur implication : "donner le meilleur à Pierre"
    Et toujours, toujours, recadrer... "ensemble"
    L'adapéï, oui, c'est un esprit, un état d'esprit, une philosophie, un état d'être.

    Mon coeur balance, et pourtant, il faudra bien choisir...

    Un peu perdue ce soir, mais je vais laisser au temps le soin de faire le tri.

    Pierre est parti en présentant sa joue pour un bisou. Et dans mon coeur : "C'est là sa place !"
    Et mon esprit repart vers l'aitre IME - celui qui est tout beau, tout neuf...

    Où ai-je senti le plus d'humanité - d'affection, et d'observation emplie d'empathie : dans les deux !

    Pfooooooooouuuuuuh, je vous assure, c'est vraiment pas facile !

    à demain pour de nouvelles aventures !

    Béa parlant de Pierrot

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    07 avril 2009

    Lotus

    Pierre assis en position du lotus sur le banc de l'entrée :

    son papa : Tu fais quoi là Pierre ? Tu fais le moine Shaolin ??? tu fais du yoga là ?
    sa soeur : Oh ouais, il a raison, c'est bien le yoga !!!!


    Maître Shaolin calme et serein, zen et tranquille - trop facile pour la position du lotus - il est hyperlaxe !
    N'empêche que son regard tout doux nous regardant...

    Oui, c'était "zénifiant"

    Posté par beatribu à 17:59 - Journal d'ici - Journal d'ailleurs - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Bon, y'en a des qui s'inquiètent...

    Parce que la Béa elle est plus sur son Nordi.

    Faut pas vous mettre la rate au court bouillon ! Avec le Pierrot on vit de grands moments - on visite des Instituts, on pèse le pour le contre, on réfléchit, on rendezvouïse, on entretienise, on observe, on scrute, on fait ce chemin pas si facile d'un monde à un autre.

    Et puis, j'ai rencontré des vrais gens d'ici. Des gens sympas, drôles, rigolos, intéressants;

    Bon, c'est vrai : "y'en n'a pas des tonnes", mais de toutes façons il n'y a pas encore trop de place dans mon petit coeur, et pour y entrer faut montrer patte blanche, coeur doux et intelligence du coeur.

    Donc, le nid se réchauffe peu à peu, même si, pour sûr, c'est quand même pas tous les jours super facile...

    Mais je gère, je gère... Promis juré, pour démonter la Béa... il en faut des tempêtes ou des noeils de cyclones.

    Je vous embrasse et reviens quand la plume sera plus alerte !

    béa et sa tribu

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    12 mars 2009

    Pierre mange seul... enfin !!!

    Bonjour tout le monde, c'est moi grand petit Pierre

    chers amis de ma tribu

    je vais superrrrrrr bien en ce moment; J'ai eu Maminabella au téléphone aujourd'hui. Je lui ai dit "taaaaatatatataaaaaaaa" et j'ai écouté sa petite chanson dans le téléphone.

    Maman, elle a parlé pour moi :
    "tu me manques Minabella, je pense à toi, ça me fait plaisir de t'entendre, ça me fait tout chaud dedans"

    Ma maman, elle sait toujours dire les mots que j'ai envie de dire... c'est bien "pratique", mais j'aimerais tellement les dire moi, ces mots-là.

    C'est vrai, je parle avec mes yeux, mais c'est pas facile pour vous... Alors moi, petit grand Pierre, je suis un petit bonhomme qui grandit : " je mange tout seul, ça y est ; Coment on dit déjà, c'est acquis, c'est une compétence acquise."

    Bon, c'est vrai, des fois, je fais un peu joujou avec la cuillère, mais je vous assure, je mange comme avant le moment où j'avais décidé dene manger que des paaaaates. Aujourd'hui, je mange de tout, même du poulet à la ratatouille..."

    Faut le faire quand même.

    Maman, elle a une ruse.
    Elle sait que j'ai superrrrrrrr faim, alors, dans mon assiette nouvelle avec des grands rebords, elle met des carottes rapées, puis de la viande, puis des pââââtes... ahhh les pates, j'adore ça. Du coup, je mange, j'engloutis. Enfin, le dessert, alors là je dis "naaaannnn"

    Je peux plus, tellement j'ai bien mangé, tellement j'ai plus faim.

    Maman, mine de rien, je la vois qui sourit dedans elle... je crois qu'elle est contente de me voir manger de tout.

    Bientôt, promis, je me peche sur le cas des huitres !!!
    naaaaaaan, je rigole, les huitres, c'est seulement quand je serai super grand ; Eh là, faut pas exagérer quand même... faut pas trop m'en demander.

    je re-mange de tout (ou presque) pour les huitres...
    On attend un peu ?
    Hein, Maminabellissima ???

    bisous à tous,
    maman me dit de vous embrasser pour elle.

    Signé pierre grand Pierre...

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    28 janvier 2009

    peu à peu

    Peu à peu, petit à petit, l'oiseau fait son nid. Des sourires échangés, deux trois paroles partagées, quatre cinq idées avancées... et c'est toute une vie qu'il faut presque reconstruire.

    Tel un petit animal qui doit refaire son terrier... j'hume, je guette, j'observe.

    et ce terrier se reconstruire, avec des petits brins de bois d'hier, j'y mèle ceux d'aujourd'hui, je saute sur la moindre "bonne intention..." ; le moindre signe de bon accueil.

    Et voilà, ça y est...  c'est parti !

    "ça vous dit de venir prendre un café" ; "je vous donne mon tèl, si vous avez envie, passez, moi je suis à la maison." "Vous venez du doubs (25), ça doit vous changer... si vous ça vous dit... moi je suis libre l'après-midi, on pourrait se voir vers 15 heures... un de ces 4..."

    Je suis arrivée avec mes gros sabots, mon cadicée bleu, ma grosse voiture immatriculée en 25, et mes "bonjours" distribués à l'envi;

    Mais il y eut aussi et cela fut surprenant, l'arrivée à ma porte de Nel',en plein après midi, amie d'il y a 20 ans (grosso modo) ding dong, c'est moi... "ben ouais, je te l'avais bien dit que je"passerai te voir"...

    Et là, les années qui reviennent au visage, les souvenirs si forts, si intenses de mon époque de "jeune femme"; Elle en était. Et aujourd'hui, de nouveau, la même là devant moi, face à moi, à ma porte.

    Emotion.

    la même en même, même sourire, mêmes mots, même accent... la même en plus "tard"

    Et Mon faux vrai frère "je bosse sur Carquefou, je peux passer ?"

    Et il est passé, nouveau papa depuis peu, pas vu depuis Ouille ouille... si longtemps ! Grand plaisir, grande joie, vraie moment d'émotion, encore...

    Il a fallu arriver ici pour que ma "maîtresse de Cm1" aussi... réapparaisse dans ma vie.

    Quel tourbillon ! Quel méli mélo de réapparitions. Comme si le moment était arrivé pour moi de retrouver des personnalités différentes et fortes qui m'avaient marquées, construite.

    Beaucoup de choses se passent en très peu de temps... Ouf... laisser le temps au temps, retrouver ceux d'avant hier, ceux d'hier que j'attends pour le 27 février...

    retrouver mes visages de soleil... mes soleils, ceux qui savent me réchauffer...

    Je les attends dans cette région qui m'est encore tellement étrangère; Il s arrivent, et je les attends ... de "coeur doux" !

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    12 janvier 2009

    les nouvelles de Pierre sont ici...

    http://lesnouvellesdepierre.blogspot.com/

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    10 décembre 2008

    Dire "au revoir"... à la BéaPierre

     

    Dire au revoir à ceux qu'on aime.
    Ce n'est pas facile... pas facile;

    S'éclipser comme si de rien n'était, impossible, impossible;
    dire « merci » à ceux qui nous ont accueillis, c'est si peu, c'est si peu;

    Oublier un moment le départ, surfer sur ce moment un peu magique de l'arrêt sur image..Voilà une photo de Pierre, mon Pierre, mais aussi celui d'AL, d'HD, de SyM, et de toutes les petites abeilles autour de lui, Mina, Sandra, the Carrots' family

    PIC_0545

    elle est un peu floue, mais je l'aime beaucoup... Comme lui vous a beaucoup aimées... mais c'est un passé qui rime avec son présent, et son pésent est plein d'avenir !

    J'emporte avec moi mes souvenirs, je vous laisse ce cliché un peu raté mais tellement Lui.

    Dans « au revoir » il y a – se revoir...

    Pierre a réussi à nous parler avec ses yeux – et c'est déjà beaucoup ; car vous avez toutes appris à causer son langage du regard. Et avec son regard, oui, Pierrot, c'est bien la porte de son âme qu'il a ouverte... enfin !

    Merci

    Pour Pierre

    mais aussi pour  Antoine Marie Laurent et Béatrice...

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    04 décembre 2008

    c'était le temps où je n'étais que maman de jumeaux

    Retour sur expérience : les humeurs d'une mère de jumeaux...


    Mars 2001

    Ils sont là, babillant devant leurs parents éberlués. Ils ont quelques jours. Antoine et Marie sont les deux plus belles crevettes du monde. Si on les pèse ensemble, c'est presque le poids d'un Gambas géant : 5kg 800. Ils sont les plus beaux bébés du monde parce que ce sont les nôtres, un point c'est tout. Avec l'œil embué d'une maman en extase (mais néanmoins exténuée) je devine déjà tout ce que nous allons partager ensemble. La suite ne manquera pas de me montrer que je ne me doute pas une seule seconde du tiers de nos aventures...


    Septembre 2002

    Antoine et Marie ont eu un an et demi hier. Il y a déjà tant de choses à raconter qu'il faudrait écrire un journal, un livre, un dictionnaire, une encyclopédie...

    Ils sont les deux plus chouettes enfants de l'univers, comme les vôtres et comme tous les jumeaux, tous les enfants tout court. Mais, en plus : ce sont les miens (oui, je sais, je me répète) Bon d'accord, ce sont aussi ceux de leur papa. Le plus chouette des papas du monde. Bref, vous l'aurez compris : nous sommes zheureux...

    Rapidement, je m'aperçois qu'un mot devient récurrent avec l'arrivée de jumeaux dans une famille. Lorsque l'on parle de nos enfants twins surgit toujours au bout d'un certain temps le mot : « mais »

    Exemples vécus bien entendu :

    • -Oh, c'est super des jumeaux, mais... chez les autres c'est mieux (remarque la plus classique)

    • -Ahhhh, un garçon et une fille... mais alors ? Ce sont des vrais ou des faux jumeaux (ignorance courante)

    • -Des jumeaux, c'est merveilleux, mais alors quel boulot !!! Quelle horreur non ?

    • -Mais comment ça, vous travaillez ? Mais comment faîtes-vous ? (sous entendu : quelqu'un vous aide à la maison, on vous donne pleins de sous qui tombent du ciel, la Caf, la Mairie, la sécu... pourquoi pas le secours pop' ?)

    • -Mais comment ça, vous ne pouvez pas monter voir le pédiatre au premier étage avec votre poussette-landau-double ? (NB : il n'y a pas d'ascenseur)

    Le nombre de « mais » dans le langage de la maman de jumeaux croît exponentiellement avec les temps qui passe et l progression de deux courbes de croissance à surveiller en même temps; Assez rapidement, on en vient à « Marie, je veux bien que tu joues avec tes jouets à toi, mais pas avec le fer à repasser de maman... ce n'est pas possible »

    La version pour le jumeau numéro 2 (puisque désormais pour la sécu et l'état civil les jumeaux ont un numéro) est « Antoine il est vrai que je t'avais autorisé à utiliser la télécommande, mais cela ne voulait pas dire que tu avais le droit de la mettre en pièces et de grignoter les piles. » La télécommande depuis, a rendu l'âme, mais Antoine a survécu !


    Il y a donc le « mais » et le « ce n'est pas possible » doublé du « tu n'as pas le droit »... Ça, c'est au début. Avec le temps, les dents qui poussent, la maman et le papa en viennent rapidement (question de survie psychique) au « non » tout court : comprenez, « point barre, c'est comme ça pas autrement, il n'y a rien à négocier... tout ça dans un seul mot magique et en plus très court)

    Oui, c'est vrai, on avait tout lu, tout vu, tout su (la grossesse allongée nous en avait laissé le temps)sur l'autorité et l'importance de l'Explication du pourquoi du comment. On a admis que l'enfant comprenait. Le seul problème, c'est que les livres ne nous disent pas que les enfants ont compris que l'on avait compris... Là commence le jeu préféré des jumeaux : répétition écholalique et imitation miroir jusqu'à plus soif. Ils se marrent. Ils se regardent et ils se marrent. Alors, quoi faire ? Le mieux, peut-être : se marrer de concert...

    Soyons honnêtes, on ne se ballonnent pas tous les jours..; MAIS alors, vraiment pas. Il y a même des jours où on se marre pas dut tout, mais alors pas du tout du tout....

    je n'évoque pas ici les RGO, les matelas proclives, les médicaments qu'ils ne veulent pas avaler, les microbes qu'ils se filent, se refilent, se partagent, s'offrent -

    Au début en fait, c'est la nuit que l'on n'a pas envie de rire...


    Et puis les dents de lait tombées en partie, le langage bizarre qui entre dans la maison avec l'entrée au Cp, les prises de bec inter et intra jumeaux...


    allez, ça c'est pour une prochaine fois !

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    La garçonnière du pompier qui s'ignore

    En fait, pour tout vous dire... Pierre il déménage déjà depuis plusieurs mois.

    Dans sa chambre, il y a un placard mural - vous savez le truc qui est incrusté dans le mur avec dedans des étagères, en bois, enfin... en aggloméré de bois, ouais, et encore, je sais pas de quel bois d'arbre c'était mais il y a quand même des échardes dedans, ça plie mais ça rompt pas - mais c'est pas du roseau - bref, comme dirait mon frère (c'est de la M..., voilà c'est tout)

    Pierre il adore y habiter.

    C'est sa maison dans sa chambre dans la maison, mais là, du coup, ça devient un meuble à étages ou bien encore un "immeuble à étagères" qui plient mais ne rompent pas.

    Donc du coup, pour sa sécurité, puisqu'il utilisait TOUT pour se hisser à hauteur des étagères, monter dedans, s'installer, et même (dernièrement) refermer la porte coulissante derrière lui.

    Cela donne qu'on a ôté tout ce sur quoi il pouvait se hisser - même des choses très inattendues comme un xylophone par exemple : oui, un xylophone peut devenir un escalier !

    Donc, normalement je rentre dans la chambre où habituellement je ne trouve que trois choses ; un lit, un placard et un petit garçon (je n'évoque pas ici les jouets, la plupart en mousse, vous avez un tout petit peu compris déjà...)

    Les jours où il part habiter son immeuble à étage, c'est plutôt (coup au coeur la première fois) j'ouvre la porte de la chambre, je vois le lit, le lit est toujours là, pas bougé le lit ; je vois un placard, normal le placard, porte entrouverte certes, mais little P passe des heures à faire glisser l'immense porte sur sa glissière, il en apprécie le grincement très particulier et très désagréable genre Bartock (je hais la musique contemporaine) et ce jour-là du squat de meuble sans bail : pas d'enfant dans la pièce.

    Un lit, un placard, c'est tout. Et moi au milieu de ce pas grand chose avec un infarctus au bord des lèvres (oui, je connais mon anatomie - je sais que le coeur ne se déplace pas aussi facilement)

    Pierre il était à son deuxième étage, presqu'au balcon, affalé sur son étagère manquant rompre, à la romaine avec même une des deux jambes repliée alors que l'autre est allongée - à la romaine, ou à la Yvan. (private joke)

    Il m'a souri.

    Moi pas trop.

    Parce que tout, intégralement tout, définitivement TOUT ce qui se trouvait sur ladite étagère, mais aussi sur celle du dessus - Qui a eu l'idée affreuse de ranger le Trivial Pursuit sur une étagère en hauteur chez Pierre ? (ah, oui, c'est moi)

    Ben là, il était plus rangé le Trivial machin avec les camemberts et les cartes qui du coup faisaient moquette là... mais alors, plus rangé du tout ce jeu dont personne ne s'était servi depuis des lustres - j'ai jamais gagné au trivial Pursuit même en essayant de tricher avec celui qui pose les questions...)

    De même la boite de Monopoly qui avait survécu tant bien que mal à une dizaine de déménagements, un tout petit peu déchirée, mâchée, piétinée pour accéder aux étages du dessus fort convoités. C'est là qu'il y a le plus de lumière... Les billets ??? quels billets : ah oui, les trucs là de toutes les couleurs qui jonchent le sol genre confettis de riches (j'ai toujours perdu au Monopoly - même en trichant tout en faisant la banque)

    Et les vêtements, les couches disséminées aux douze coins de la pièce - si, si, je vous le dis, il y avait douze coins dans la pièce.

    Pierre il aménage - déménage plusieurs fois par semaine.

    Ses étagères sont vides dorénavant - son placard c'est sa garçonnière, son petit chez-lui rien qu'à lui - sauf que la semaine dernière son étagère préférée à cédé, et il l'a faite sa chute du premier étage au rez de chaussée, comme on voit dans les films avec descente aux enfers dans un ascenseur qui dévisse ou un avion Boeing 737 qui part en vrille et que les masques à oxygène tombent magiquement du plafond...

    C'est pas l'étagère en bois tout bizarre qui a cédé, non, non. Les pitons qui la retenaient sur la crémaillère ont abdiqué.

    Chute d'ascenseur sans ascenseur, boum. Mais Pierre il est fier, il a rien dit, pas un son, pas un bruit, pas un "mais c'est quoi ce matériel de m*** ?". Pierre est un homme mais sait rester en toutes circonstances, un parfait gentleman.

    Pour finir j'ai quand même observé de l'extérieur de la pièce (par la fenêtre) la façon dont il s'y prenait (bon, allez me faites pas la morale sur le droit à l'image et même à l'intimité).

    En fait Pierre est un pompier qui s'ignore. Il a acquis une expérience dans l'art de grimper à la seule force des bras jusqu'au point où le bassin peut monter puis il glisse une jambe sur le côté - comme on demande aux pompiers de Paris de faire tous les matins pour voir s'ils sont en forme.

    Le test de la planche ça s'appelle je crois.

    Pierre est un pompier de Paris - tous les jours il réussit son test, c'est un pompier bon pour le service.

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    27 novembre 2008

    le pays des crêpes

    Marie :  Nantes ça va être super !
    Moi :  ah bon ? pourquoi tu dis ça ?

    Marie : Ben parce que c'est le pays du carnaval. C'est Carnaval tout le temps là-bas !
    Moi : euh..... (silence)

    Marie : Ben oui quoi... (ce qui veut dire : tu comprends vraiemnt rien maman !) là bas on mange tout le temps des crèpes, donc, c'est tout le temps "Carnaval" !

    ******

    Que les nantais préparent les crèpières : Marie arrive !!!

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    26 novembre 2008

    Mon beau sapin ... ça c'est une idée trop top !

    http://www.monbeausapin.org/

    et en plus, on fait rien, on lit une bd chaque jour, un sponsor contabilise les visiteurs et rémunère au passage de chaque internaute...

    elle est pas belle la vie ???

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    25 novembre 2008

    dire "au revoir" à mes petits lecteurs

    Il était une fois

    ... Une Madame-il-était-une-fois qui, tous les matins, trouvait sur la table de sa cuisine une histoire à raconter pour tous les petits enfants qu'elle connaissait ici ; elle avait beaucoup de chance cette Madame-il-était-une-fois, parce qu'elle avait plein de petits enfants autour d'elle qui l'aimaient bien, et qu'elle aimait beaucoup aussi ... même si des fois, quand elle racontait ses histoires il y avait des petits garçons ou des petites filles qui s'agitaient un peu beaucoup... et parfois elle était obligée de faire un peu les « gros yeux »

    Mais cela ne durait jamais très longtemps.

    Madame-il-était-une-fois était une dame qui ressemblait à toutes les autres dames. C'était une maman qui ressemblait beaucoup à toutes les autres mamans – sauf que chez elle, des histoires tombaient du ciel et venaient se poser sur... sa table de .... CUISINE.

    Donc, le matin, elle s'étirait comme ça...., elle prenait son grand bol de café tout chaud, elle s'étirait encore, puis elle lisait tout tranquillement cette nouvelle histoire qui lui était tombée du ciel.

    Madame-il-était-une-fois était une grande voyageuse : elle avait connu Paris et sa tour Eiffel ; la banlieue de Paris avec tous ses immenses bâtiments – mais aussi la Normandie avec ses vaches dans les prés, et puis aussi le sud de la France avec son soleil toute l'année, ses collines qui sentent la menthe (oui oui la menthe comme dans les chewing gum) mais aussi son vent qui rend un peu fou (le mistral).

    Et puis un jour du mois d'août, elle était arrivée ici, dans un village près de Besançon, qui s'appelle Montferrand le château.

    Elle savait bien Madame-il-était-une-fois qu'un jour ou l'autre elle devrait repartir et quitter tout ceux qu'elle avait beaucoup aimé ici, les gens très gentils qu'elle y avait rencontrés mais aussi toutes les choses qu'elle avait apprises ici à Montferrand.

    Par exemple ici en Franche Comté, elle avait appris que la bise ce n'était pas seulement un petit bisou que l'on se fait pour se dire bonjour... C'était aussi un vent très-très-très froid qui se glisse sous les manteaux les plus épais.

    Elle avait entendu des mots que l'on ne trouve qu'ici ; comme par exemple : « alors Sandra ? Tu guettes ??? mais qu'est-ce que tu guettes ? »

    Ce qui veut dire : « alors Sandra, tu regardes, tu observes, tu surveilles ? »

    Elle avait appris que le soir on pouvait s'endormir dans un paysage tout vert autour de la maison, et que le matin on pouvait ouvrir les volets sur des montagnes de neige.

    Un jour, Madame-il-était-une-fois arriva dans sa cuisine, comme tous les matins, et là, elle trouva une lettre.

    Intriguée elle déchira bien vite l'enveloppe.

    Il y avait écrit

    « Chère Madame-il-était-une-fois

    nous sommes désolés de vous annoncer que vous aller devoir quitter Montferrand. Nous vous avons trouvé une jolie ville qui a besoin que vous alliez raconter des histoires aux petits enfants de là bas...

    Cette ville s'appelle Nantes, elle est tout près de l'atlantique.

    Les enfants de là-bas vous attendent déjà et vous partez dans 15 jours »

    Madame-il-était-une-fois, elle fut bien triste, parce qu'ici, elle se plaisait beaucoup, elle s'était beaucoup d'amis, les enfants venaient la voir comme ça, juste pour lui dire bonjour, et ça, ça lui faisait toujours Boum boum dans le cœur.

    Mais il fallait bien partir, c'était comme ça. Des fois, dans la vie, on est obligé de partir pour faire d'autres choses ailleurs, rencontrer d'autres personnes différentes, visiter d'autres lieux, faire de nouvelles rencontres. Des fois, on n'a pas vraiment envie, mais c'est comme ça, c'est la vie et c'est tout !

    Alors, très vite, parce qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps, Madame-il-était-fois décida de venir dire au revoir à ses amis des petites histoires. C'était un mardi, il avait neigé un peu ce matin là et il faisait bien froid, on était le mardi 25 novembre 2008.

    Alors que tous les enfants étaient installés comme d'habitude devant et autour d'elle Madame-Il-était-une-fois leur dit qu'elle devait les quitter, qu'elle devait partir, que c'était ainsi, mais que même loin là bas, du côté de l'Atlantique, elle continuerait de leur envoyer les histoires qui arriveraient le matin sur sa table de cuisine de là bas.

    Et puis, évidemment, elle voulut leur dire... « au revoir »

    Alors elle ouvrit la bouche et là... impossible de dire un mot. Aucun son ne sortait de sa bouche. Elle essayait pourtant, elle aurait bien voulu réussir à dire ce mot-là, ce mot tout « simple » : au revoir...

    Parce que d'abord, c'est un mot joli. C'est un mot dans lequel il y a « revoir - se revoir – se voir une autre fois, plus tard, un autre jour, bientôt »

    Mais elle n'y arrivait pas.

    Elle commençait vraiment à s'énerver contre sa bouche qui ne voulait plus lui obéir : « allez bouche, dis-le ... ce mot si joli. » elle se disait ça dans sa tête...

    Mais la bouche restait muette, les lèvres restaient closes. C'était peut-être parce que Madame-il-était-une-fois, elle avait trop de peine et que quand on a trop de peine, on n'arrive plus à dire les choses que l'on voudrait.

    Alors les enfants qui l'écoutaient eurent envie de l'aider, et ils lui dire « Tu nous as appris il y a quelques temps à dire « Bonjour » en « langue des signes » - et bien maintenant, tu vas nous apprendre à dire « au revoir » en langue des signes... et comme ça, tu n'as pas besoin de ta bouche !!! Tu as juste besoin de tes mains !

    Ça c'était facile ! alors Madame-il-était-une-fois leur fit le signe...

    et tous les enfants lui répondirent ensemble « au revoir » en langue des signes

    [faire le signe ]

    On le fit plusieurs fois parce que c'était important de se dire « au revoir »

    et alors seulement à ce moment sa bouche put s'ouvrir et les mots qui sortirent enfin furent :

    « Chers petits enfants de Montferrand, vous avez tous été très sages, vous avez tous été très gentils avec moi, je ne pourrais pas vous oublier. Même si je le voulais, non, je ne le pourrais pas... Je n'oublierai pas que vous étiez là à mon mariage et que vous m'avez fait un très beau cadeau. Alors aujourd'hui, je vous dis « au revoir, et dans « au revoir » : il y a «  à bientôt ».

    Je vous dis « merci » d'avoir bien aimé mes histoires.

    Je vous dis « continuez à bien écouter les histoires de mes copines « Mesdames il était une fois » et puis un jour, quand le chemin de ma vie repassera pas Montferrand, vous aurez peut être bien grandi, mais moi, je vous reconnaitrai, et je viendrai vers vous en vous disant : « Bonjour !!! Comment ça va ??? »

    Et là, dans mon cœur de « Madame-il-était-une-fois »... cela fera...

    Boum boum, BOUM BOUM...

    Posté par beatribu à 14:39 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    22 novembre 2008

    Mon'amied'enfance

    Ma Cathie c'est ma copine, mon amie, mon elixir de jouvence, mon pansement en croix comme quand on était petite.

    Ma Cathie c'est ma boite à souvenirs, ma boite à musique, ma boite à enfance.

    Ma Cathie c'est mon'amied'enfance

    J'ai beaucoup beaucoup d'affection pour elle, la petite fille qu'elle était, et la magnifique femme qu'elle est devenue.

    Elle a créé ça : http://atelierdecathie.unblog.fr/

    c'est nouveau, c'est tout beau et tout chaud.

    allez-y de ma part et envoyez lui plein de petits mots en A : comme amitié, affection, attentions... vers elle

    Posté par beatribu à 10:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    17 novembre 2008

    La vraie vérité vraie...

    On est tous, peu ou prou, déjà tendus vers ce moment là.

    Ce moment où tout s'habille d'or et d'argent; ces instants où ,oui, on voudrait bien que les tout petits devenus grands « y croient encore », encore une année, encore quelques mois.

    Antoine a entendu une des ses amis dire que sa maman lui avaient (enfin) dit que « non, Il n'existait pas – que les cadeaux, c'est les parents qui les achetaient »

    J'ai bien senti qu'il était malheureux Antoine d'avoir à me demander « alors maman, c'est vrai que c'est les parents qui font les cadeaux à Noël ? »

    La voilà donc bel et bien prononcée cette phrase un peu redoutée. On élude un peu, histoire de voir si la question va ressurgir, de suite, ou plus tard.

    Et elle revient, elle revient bien vite : « alors maman, tu me réponds ? »

    Et là, Marie, sa soeur jumelle de lui rétorquer que « non, c'est vraiment n'importe quoi, que les parents la nuit de Noël, ils ne peuvent pas aller faire les courses, que de toutes façons, les magasins ils sont fermés, et que surtout, les parents, ils dorment ! »

    Je finis par parler, et par évoquer les "choses qui vivent dans notre cœur, qui le font battre aussi parfois : l'espoir, la foi, la croyance..."

    Les yeux bleus de Marie m'auscultent un peu, mais pas beaucoup, elle tourne la tête en acquiesçant ; Antoine lui, me scrute, me dévisage, me dissèque de l'intérieur...

    Dilemme, tempête en mon crâne !

    Marie n'est pas prête, mais Antoine lui... si.

    En parler au papa, vite vite, même si le papa n'est pas beaucoup là en ce moment occupé par des " méchants méchants"

    Trouver une solution palliative d'urgence, prendre mon grand bébé un peu à part et lui dire : « Bon, Antoine, écoute bien : on déménage, on laisse passer Noël, et après on en discutera avec toi et ton papa. »

    Les yeux d'Antoine disent « merci », un grand et profond « merci maman ». Son regard vert avoue en silence ses pensées secrètes de petit garçon :

    « Je ne suis pas sûr, mais je crois quand même que le Père Noël, il n'existe pas ; mais en même temps, moi cela ne fait pas plaisir de perdre le papa Noël, cela me met presqu'en colère parce que c'était chouette, c'était doux, c'était le petit enfant que j'étais et qui doucement, doucement me quitte. Mais là quand même, c'est un peu beaucoup... quitter ma vie d'ici, rencontrer d'autres gens, pleins d'autres gens, tout changer, et en plus, perdre un peu aussi cette confiance aveugle que j'avais en papa et maman... et au père Noël. Oui, c'est vrai, je préfère attendre encore un peu avant que vous ne me disiez cette vérité, qu'au fond de moi, je connais déjà »

    Voilà, on en reparlera après Noël. On lui dira sans doute la vraie vérité vraie s'il la veut vraiment. Et on lui demandera de garder un peu encore ce secret de « grands » pour Marie, parce Marie, même si elle est de deux minutes son aînée... décidément, pour elle, non, ce n'est pas le moment.

    Posté par beatribu à 12:54 - Journal d'ici - Journal d'ailleurs - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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