Les tribulations de Béa et sa tribu

Voici les récits de quelques brisures et moments forts, dans la ligne d'une vie bien lisse qui avait été rêvée. Lorsqu'apparut la lueur en clair obscur d'un Pierrot lunaire - réchauffé, guidé, aimé, par les jumeaux soleils

12 novembre 2008

merci au pluriel pour un Sessad singulier

à quelques jours de notre départ pour d'autres horizons, je lis le compte-rendu du CVS; je lis que les Marmots prennent en charge plus d'enfants que "statutairement convenu", je lis que des mouvements de personnel s'opèrent au sein des différentes structures, je lis que vous allez vous battre pour trouver des solutions notamment pour les ados autistes que vous suivez...

Mon fils Pierre et moi, ainsi que notre famille entière voudrions vous dire quelques mots avant que de partir vers une nouvelle aventure qui se déroulera à Nantes;

le principal et le plus important sans doute est le mot "merci"

Merci à vous,

Tous autant que vous êtes, des personnes au secrétariat des Marmots, en passant par les intervenants auprès de Pierre (je devrais dire "autour et avec Pierre")  jusqu'au personnel de la direction (en particulier Messieurs B et G), vous tous nous avez été d'une aide et d'un soutien précieux.

Ces mois passés en compagnie (et aux côtés de vous), H, B et P, resteront en nous comme des moments tout à fait particuliers de notre chemin de vie. Elles savent déjà tout ce que je leur dois en tant que maman - soutenue bien souvent par les personnes chaleureuses et professionnelles que vous êtes  (oui, cela est possible : chaleureuses, humaines et professionnelles en même temps, elles en sont les preuves vivantes).

Elles savent déjà combien j'ai apprécié chacune de nos rencontres, combien j'ai bien senti qu'elles touchaient au plus près la maman, mais aussi la conjointe, bref, la femme dans son entité. Mais leur redire ici n'est pas un luxe, c'est une nécessité pour moi, presqu'un devoir de "conscience".

Bien sûr, le deuxième mot qui me vient c'est celui de "respect". Respect par rapport à notre fils toujours regardé comme un petit enfant 'spécial' dont le principal besoin est la douceur du regard que l'on porte sur lui et les marques d'affection que l'on peut lui apporter, ainsi que des soins et des attentions toujours en adequation avec les particuliarité qui sont les siennes.

Respect des parents que nous sommes, parfois démunis, souvent dans la détresse et la peine mais aussi joyeux et désireux que la "vraie vie' reprenne peu à peu son cours ; parce que le bonheur aussi sait pouvoir exister au sein d'une famille dont l'un des petits présente un handicap.

Respect de la fratrie. Oui, les frères et soeurs souffrent aussi de l'arrivée d'un petit enfant dans la lune au milieu d'une vie qui "roulait toute seule" - et la place faite à la fratrie dans la philosophie des Marmots est l'une des plus fortes qu'il m'ait été donné de voir à travers les différentes institutions auxquelles j'ai eu à faire.

Respect pour nous tous (la famille entière), écoute et "sourires de l'âme", nous avons trouvé tout cela dans notre accompagnement par vous - et surtout, surtout : non-jugement... -

Voilà bien ce que l'équipe des Marmots a su apporter à la famille du petit Pierre. Et je parle bien ici de l'équipe entière.

Voilà donc un au-revoir qui voudrait savoir dire "merci", en tous cas qui a tenté de le faire...

Bien cordialement à tous,

Béatrice, maman de Pierrot la lune

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05 novembre 2008

J'ai fini par aller voir...

Louis a été diagnostiqué autiste sévère à l'âge de trois ans.
Il suit le programme Aba.
C'est le fils de Francis Perrin, l'acteur.

Il a eu Carte blache, et cela donne ça :  http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage&id_rubrique=617

Si le lien ne fonctionne pas, allez vite voir le site de France2, émission Envoyé spécial - Carte Blanche à Francis Perrin - Un enfant pas comme les autres.

Faites le avant que le podcast ne soit supprimé...

Posté par beatribu à 17:51 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Déménagement #1 Le temps au temps

 

Il est là, il est beau, il se sent bien, tout va bien. Il connaît par cœur son petit monde. Toutes ces lucioles qui lui apportent toutes un grand « quelque chose », et tout d'abord, en premier, leur lumière de luciole ; toutes ces bonnes volontés l'amènent vers un demain un peu meilleur.

Et justement, demain, il faudra déchirer tous les cordons qui alimentent la force de vie de Pierre, . Et ça, je vous assure, c'est pas facile.
Alors, c'est quoi la solution ?
Y'en n'a pas !!!
Les liens il va falloir les re-créer. De toutes pièces, de façon artificielle - et moi je ne suis que l'abeille-tisseuse-de-liens qui va tenter de lui fabriquer un nid de confiance.

Combien de semaines faudra t'il avant qu'il ne se jette dans les bras de son (ou sa) psychomot' comme il l'a fait tout à l'heure pour dire «bonjour » à Huberte ? Ce qui voulait dire : « je suis content de te voir, tu m'as manqué. Combien de semaines regardera t'il sa photo sur le mur de sa chambre comme pour l'appeler ? Car elle y restera la photo sur le mur, nous on emporte tout !

Laisser le temps au temps.

Retrouver des visages, des compétences, s'attendre aussi aux incompréhensions. Retrouver ailleurs cette confiance, ce respect, cette affection, cet humour aussi que nous avions enfin trouvé ici ?

Mettre à distance les regrets et cette impression que rien ne pourra jamais être aussi fort.

Laisser leur chance à ceux qui vont prendre la place laissée vacante- Leur laisser l'espace, le temps.

Laisser le temps au temps.

Avoir confiance en Pierre.

Avoir l'impression que l'on n'aura jamais la force de tout recommencer, et savoir, pourtant, que l'on aura encore plus de force que la fois d'avant.

Et aller de l'avant, non pas les bras ballants, mais debout, le nez au vent...

debout !

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02 novembre 2008

Bientôt 8 ans et ça dit "Ok", "yes" et aussi... ça danse !

http://www.clipbox.fr/clip-pop-fr/gregoire-toi-moi.html

Et Entrez dans la danse, toi et moi ... c'est notre jour de chance ! à toi à moi !

tadadadaddaaaaddaaaaadddaaa ...

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21 octobre 2008

Le mariage de Madame il était une fois

Il était une fois le mariage de Madame il était une fois

Les enfants lui ont fait une haie d'honneur avec des livres dessus leur tête ; et Madame il était une fois s'est effondrée en larmes...

Ses enfants l'ont regardée avec les yeux de l'amour, et Madame il était une fois, s'est mise à pleurer

Ses amies de jeunesse lui ont envoyé un bouquet de bonbons... et Béa a pleuré

Monsieur C a dit Oui, et madame C aussi

Toute sa famille était là, et elle était touchée

Elle a reçu pleins de petits mots discrets de ses potes de toute la France, et elle fut bien émue

Ils ont reçu beaucoup de cadeaux, et ça l'a fait chialer

Ses amis d'ici l'ont rejointe en secret, et des larmes ont coulé

Le mariage de Madame Il était une fois... fut bien arrosé !

Merci à tous

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06 octobre 2008

Puisqu'il nous faut virer de bord : virons donc !

Nous avons eu la confirmation vendredi de notre départ pour Nantes, et ceci dans les deux ou trois mois à venir. Nous sommes très heureux de cette mutation (on est bien obligés !!!), même s'il n'en reste pas moins que c'est avec tristesse que je vous dirai au revoir.

Et comme je suis plus "facile" pour écrire que pour parler, je voulais vous adresser un petit mot avant que la tourmente des déménageurs ne nous assaille.

Sachez donc que je suis déjà en train de préparer du papier de soie pour emballer chacun de vos sourires, vous mes potes de l'Est. Je les mettrai dans du coton puis dans du papier à bulles, pour ne pas les abimer.

Soyez bien sûrs aussi que votre amitié et votre soutien m'ont réchauffée bien souvent et que s'il fait trop froid là bas dans le Grand Ouest, j'ouvrirai mes boites à sourires, mes boites à bisous, mes cartons de mots doux-doubs, et tous mes spuvenirs d'ici, puis, je les laisserai s'envoler dans la nouvelle maison pour y mettre de la couleur.

Continez donc d'accueillir les petits nouveaux comme vous l'avez fait avec ma tribu et moi-même.
Je pense ici bien fort à ma témoin-amie-copine-soeur-de-fous rires-soeur tout court Maminabellissima et notre grande amie commune Sandra-le-coeur-au-bord-des-yeux (ainsi qu'à leur famille entière : Lilou, Taric, Chloé, Pauline et Claude - non, non je n'oublie pas non plus Anne Marie, Papi Gio, Nadia...). je ne sais pas ce que je vais devenir sans votre présence indéfectible. (Oui, oui, je sais : je vais m'en sortir !)

je pense aussi à "Sybille et son mari Arnaud" - Nathalie,  Sophy, Anne Lise - votre aide et vos paroles, je n'oublierai pas...
Thuyan et son JP... merci pour la douceur de vos yeux (Tuyan : mon truc à moi : une demi goutte d'autobronzant sous ma crème de jour... secret de le bonne mine après nuit blanche !)
Catherine Vincent et rémiloulou... et leur farouche volonté "Handicap : Cap' ou pas Cap' ??? ... farouchement "Cap' '"
Anne Marie et Daniel, rond sourire et sourire blond
et aussi :  Hélène "de Montauban de Besançon" qui m'a connue toute petite ici et m'a vu grandir en même temps que Pierrot - merci
et aussi, non, je ne l'oublie pas : Eric champion du monde de la conduite sans embrayage et de la blague et de l'écoute... (de l'écoute aussi et surtout)
Beberte... Pardon Huberte, je sais que vous detestez : mon tuteur du jeudi va me manquer.
Eva : j'aurais aimé avoir le temps de plus te connaître - continue à aider ceux qui en ont besoin...

Vous vous reconnaîtrez tous c'est certain. Bien sûr vous avez tous un petit quelque chose en plus qui fait que je suis peinée de vous quitter, vous avez tous supporté (dans tous les sens du terme) Béatrice et ses humeurs, et ça, ça mérite en soi, un grand "merci"

Ne me laissez pas sans nouvelles, l'avantage du net, c'est qu'on ne change pas d'adresse ! et même si je mets parfois du temps à répondre, je finis toujours par réapparaître.

J'ose croire que l'avenir nous réunira de nouveau, mais ce que je sais aujourd'hui c'est que vous allez me manquer.

Voilà je n'ai pas tout dit, mais je ne suis pas encore partie, alors je vous embrasse tous, vous remercie d'avoir croisé notre route, et espère que quand vous passerez vers Nantes, vous viendrez chanter chez nous : "dans les prisons de Nantes, lambdibidi bidam..."

Avec mon amitié sincère et profonde
béatrice

Et, comme on dit ici : "voilà, ça c'est fait... c'est dit !"

Posté par beatribu à 14:11 - Journal d'ici - Journal d'ailleurs - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2008

Béa en direct live

au_coeur_du_conte

Posté par beatribu à 12:13 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nantes #3 (Naoned)

avec l'aide d'un ami, fidèle entre les fidèles - malgré le temps, le temps... et les déménagements !

S’étalant vers la mer

En gardant ses paquets d’eau douce

Se vautrant dans les champs et pataugeant aux marais

Ses bancs de sable jalousent les plages si proches

Les fragrances de muguet se mêlent aux relents d’iode

Ayant confié aux voisins la saleté des chantiers

Elle se dore dans des parcs et chevauche aux grands vents

Elle conserve ses celtes attaches et les placarde dans les bars

Ses prisons y sont chantées comme chant d’amour

L’accordéon et la bombarde sont alors chez eux

Naoned ! Naoned !

Les cloches t’appellent au retour

Et tu paresses au lit de Loire et de Madeleine

Tes îles ligotées en ton cœur cherchent le large

Des Hauts Pavés à Barberie

Tes veines battent aux vents d’Atlantique

Naoned ! Naoned !

Tes filles sourient sous les parapluies

Jupes voletant ou jeans de toile épaisse

Les yeux vert pomme ou bleu noyés de gris

Les gars éclusent leurs demis

En frappant les cordes de leurs guitares

Tous se marient au vent en souriant

Se prennent et s’agrippent gentiment

Leurs baisers d’iode et de muguet

S’abritent sous les ponts et sur les rives de l’Erdre

La brume s’épaissit qui ouate les éclats

Nantes la timide, la coincée

Se permet l’excès des musiques et des fêtes

Puis se rassoit aussitôt, s’étire et s’apaise

Grignote son biscuit trempé dans le café

Ce soir je vais chanter sur la place.

Fanch-Marie VERTOU

Posté par beatribu à 05:40 - Avec les mots des autres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2008

Nantes #2

Dans les prisons de Nantes
Y avait un prisonnier

Personne ne vint le "vouère"
Que la fille du geôlier

Un jour il lui demande
Et que dit-on de "moué" ?

On dit de vous en ville
Que vous serez pendu

Mais s'il faut qu'on me pende
Déliez-moi les pieds

La fille était jeunette
Les pieds lui a délié

Le prisonnier alerte
Dans la Loire s'est jeté

Je chante pour les belles
Surtout celle du geôlier

Si je reviens à Nantes
Oui je l'épouserai

Dans les prisons de Nantes
Y avait un prisonnier

Posté par beatribu à 20:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nantes #1

Barbara 1964

Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était encore inconnue
Je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage...

Posté par beatribu à 20:56 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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