17 décembre 2009
Une mère...
Parce que j'en ai une, parce que j'en suis une... pour Anne, Nad', et toutes autres les mamans qui m'épatent
Une mère....
Ça travaille à temps plein, ça dort un oeœil ouvert
C'est de garde comme un chien
Ça court au moindre petit bruit,
ça s'lève au petit jour
Ça fait des petites nuits.
C'est vrai, ça crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Ça reste auprès de sa couvée
Au prix de sa jeunesse, au prix de sa beauté.
Une mère,
Ça fait ce que ça peut, ça ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux.
Une mère,
Ça calme les chamailles
Ça peigne d'autres cheveux que sa propre broussaille
Une mère,
C'est là qu'ça nous protège
Avec les yeux pleins d'eau, les cheveux pleins de neige
Une mère,
A un moment, ça s'courbe,
ça grince quand ça s'penche
Ça n'en peut plus d'être lourde
Ça tombe, ça se brise une hanche
Puis rapidement, ça sombre
C'est son dernier dimanche
Ça pleure et ça fond à vue
Ça a la petite taille des plus petits cercueils
O bien sûr, ça veut revoir ensemble
toute sa progéniture entassée dans sa chambre
Et ça fait semblant d'être encore forte
Jusqu'à c'que son cadet ait bien fermé la porte
Et lorsque, toute seule ça se retrouve
Ça attend dignement que le firmament s'entr'ouvre
Et puis là, ça se donne le droit
De fermer pour la première fois les deux yeux à la fois…...
14 décembre 2009
Nous ne sommes pas faits pour braver les tempêtes
Serre-la bien fort et viens.
Je te hisse à mon bord comme une naufragée.
Je suis venu de loin.
Je t'ai longtemps cherchée.
Tu es venu de loin et tu es fatigué
J'ai pris de mauvais vents,
Je me suis égaré,
Je ne savais plus lire ma route dans les étoiles.
J'attendais le printemps
Pour réparer mes voiles.
Je me suis échoué,
Mais je n'ai pas sombré.
Maintenant tu es là, tu peux te reposer.
Que tu m'as mal cherchée!
Je te voyais venir, retourner, disparaître
Là le ciel était bleu, tu gagnais la tempête
Je te tendais la main, tu ne la voyais pas
Maintenant je suis là,
Alors emmène-moi.
Mais le bateau prend l'eau.
On va le réparer
Mais les mâts sont brisés.
On va tailler les arbres.
Nous n'avons plus de vivres.
On jettera les filets.
Comment trouver la route?
On lira les étoiles.
Attrape ma main,
Serre-la bien fort et viens
Je te hisse à mon bord,
Tu es mon naufragé.
Nous gagnerons le port
Qui va nous abriter
Nous ne sommes pas faits pour braver les tempêtes.
06 octobre 2009
La relève...
ma fille est au bureau, l'air concentré, le nez en l'air, machouillant son stylo. je la laisse. elle s'approche de moi, se glisse près de mon giron et me laisse lire sa poésie écrite toute seule.
Et là, je me rends compte combien le point de suspension est héréditaire :
une petite fleur est dans le pré depuis longtemps
une petite fleur en forme de coeur...
plus jolie que le pharaon
plus jolie que...
plus jolie que toutes les fleurs
Et cette fleur c'est ...
ma maman...
signé et daté en bonne et dûe forme : Marie C le 6 octobre 2009
Bon, bien sûr : boum boum ; boum boum...
02 octobre 2009
LN, Agathe et Tiphaine
Elle m'avait aidée à un moment ; elle avait pris du temps pour que nous nous parlions en vrai ; elle écrit avec le coeur et l'humour au bord des yeux, et quelquefois pas seulement de l'humour... souvent un début de larme vite essuyée.
Elle vient de fermer la porte de son blog "ceux que l'on met au monde" - et c'est une vraie perte. J'y allais sans cesse ; prendre des nouvelles, y piocher un sourire, les voir grandir...
Sans doute faut-il se taire parfois pour mieux apprécier la douceur du silence.
Je prends acte, tout en ayant de la peine - Je leur souhaite bonne route à toutes les trois.
je leur espère brises, alyzées, vents doux, et beaucoup plus de moments doux que d'amers (supervielle)
28 avril 2009
A la saint Valérie, on est le 28 avril...
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Béatrice !
Et j'ai reçu, déjà, beaucoup de messages d'amitié...
Merci beaucoup;
Je reprends ici un petit texte reçu avec une des cartes d'anniversaire : Merci Madame BC de me replonger dans les si simples mots de la poésie - celle à laquelle je m'accroche comme au mât du bateau quand la mer est trop forte.
Il se ménage tellement
Il a si peur des couvertures
Les couvertures bleues du ciel
Et les oreillers des nuages
Il est mal couvert par sa foi
Il craint tant les pas de travers
Et les rues taillées dans la glace
Il est trop petit pour l'hiver
Il a tellement peur du froid
Il est transparent dans sa glace
Il est si vague qu'il se perd
[...]
Il est perdu dans l'univers
Il se heurte contre les villes
contre lui-même et ses travers
...
Moooooosieur Reverdy
24 septembre 2008
Nantes #3 (Naoned)
avec l'aide d'un ami, fidèle entre les fidèles - malgré le temps, le temps... et les déménagements !
S’étalant vers la mer
En gardant ses paquets d’eau douce
Se vautrant dans les champs et pataugeant aux marais
Ses bancs de sable jalousent les plages si proches
Les fragrances de muguet se mêlent aux relents d’iode
Ayant confié aux voisins la saleté des chantiers
Elle se dore dans des parcs et chevauche aux grands vents
Elle conserve ses celtes attaches et les placarde dans les bars
Ses prisons y sont chantées comme chant d’amour
L’accordéon et la bombarde sont alors chez eux
Naoned ! Naoned !
Les cloches t’appellent au retour
Et tu paresses au lit de Loire et de Madeleine
Tes îles ligotées en ton cœur cherchent le large
Des Hauts Pavés à Barberie
Tes veines battent aux vents d’Atlantique
Naoned ! Naoned !
Tes filles sourient sous les parapluies
Jupes voletant ou jeans de toile épaisse
Les yeux vert pomme ou bleu noyés de gris
Les gars éclusent leurs demis
En frappant les cordes de leurs guitares
Tous se marient au vent en souriant
Se prennent et s’agrippent gentiment
Leurs baisers d’iode et de muguet
S’abritent sous les ponts et sur les rives de l’Erdre
La brume s’épaissit qui ouate les éclats
Nantes la timide, la coincée
Se permet l’excès des musiques et des fêtes
Puis se rassoit aussitôt, s’étire et s’apaise
Grignote son biscuit trempé dans le café
Ce soir je vais chanter sur la place.
Fanch-Marie VERTOU
17 septembre 2008
Il y a des fois...
Il y a des fois : on aurait tort de parler, parler à tort et à travers... Surtout quand on lit des choses comme ça : http://blog.remilou.com./index.php/2008/09/17/82-richesses
alors là, on se tait, on lit, on relit, on s'émeut, on réfléchit, on applaudit, on se réjouit, on sourit, on comprend un peu mieux...
Mme B a un regard vert, vers demain et une plume qui fait s'envoler !
19 mai 2008
Course avec le temps
Voici la copie d'un mail que Jean-Mi m'a envoyé (extrait)
Béa,
Hier j’ai fait une course sur route de 10 km, rien de bien exceptionnel, mais elle était organisée par handicap international et j’ai fait 10 bornes pour PIERRE en pensant à lui.
(...)
JM L
C'est pas grand chose pour un sportif que de courir 10 bornes (pour moi, c'est une tout autre affaire !), mais il n'en demeure pas moins que cette phrase m'a touchée - j'ai fais 10 bornes en pensant à lui -
La pensée sur 10 kilomètres m'invite à imaginer notre vie comme un marathon.
Et je me dis que c'est peut-être pour ça qu'en ce moment je me sens bien fatiguée.
Car moi, non, je ne suis pas sportive... (!) Juste un peu de vélo élliptique, de temps à autres, juste un peu d'abdos (histoire d'avoir bonne conscience)
L'épreuve de fond consiste à répondre aux besoins, aux attentes diverses et variées des jumeaux et de Pierrot la lune.
Allez, c'est promis, je fais bien mes étirements et je repars pour ma course contre la montre... Non, pour ma course avec le temps !
06 mai 2008
le petit frère de la lune
ben oui, ce film d'animation m'a fait pleurer. Mais pleurer, ça fait du bien. Cela permet d'aller chercher le tout petit enfant qui se cache derrière la grande personne très adulte que l'on est devenue, et de l'autoriser à épancher un gros chagrin.
Pleurer ça fait du bien, ça a été créé par la nature pour ne pas imploser...
Alors donc, moi, je n'implose pas, j'expose...
n'oubliez pas de mettre le son ! La voix de la petite soeur du petit frère de la lune est ... bouleversante "d'enfance", donc de vérité
17 avril 2008
Une parole juste
Il est parfois nécessaire de se taire pour délivrer une parole juste
Christian Bobin
