27 novembre 2008
le pays des crêpes
Marie : Nantes ça va être super !
Moi : ah bon ? pourquoi tu dis ça ?
Marie : Ben parce que c'est le pays du carnaval. C'est Carnaval tout le temps là-bas !
Moi : euh..... (silence)
Marie : Ben oui quoi... (ce qui veut dire : tu comprends vraiemnt rien maman !) là bas on mange tout le temps des crèpes, donc, c'est tout le temps "Carnaval" !
******
Que les nantais préparent les crèpières : Marie arrive !!!
26 novembre 2008
Mon beau sapin ... ça c'est une idée trop top !
et en plus, on fait rien, on lit une bd chaque jour, un sponsor contabilise les visiteurs et rémunère au passage de chaque internaute...
elle est pas belle la vie ???
25 novembre 2008
dire "au revoir" à mes petits lecteurs
Il était une fois
... Une Madame-il-était-une-fois qui, tous les matins, trouvait sur la table de sa cuisine une histoire à raconter pour tous les petits enfants qu'elle connaissait ici ; elle avait beaucoup de chance cette Madame-il-était-une-fois, parce qu'elle avait plein de petits enfants autour d'elle qui l'aimaient bien, et qu'elle aimait beaucoup aussi ... même si des fois, quand elle racontait ses histoires il y avait des petits garçons ou des petites filles qui s'agitaient un peu beaucoup... et parfois elle était obligée de faire un peu les « gros yeux »
Mais cela ne durait jamais très longtemps.
Madame-il-était-une-fois était une dame qui ressemblait à toutes les autres dames. C'était une maman qui ressemblait beaucoup à toutes les autres mamans – sauf que chez elle, des histoires tombaient du ciel et venaient se poser sur... sa table de .... CUISINE.
Donc, le matin, elle s'étirait comme ça...., elle prenait son grand bol de café tout chaud, elle s'étirait encore, puis elle lisait tout tranquillement cette nouvelle histoire qui lui était tombée du ciel.
Madame-il-était-une-fois était une grande voyageuse : elle avait connu Paris et sa tour Eiffel ; la banlieue de Paris avec tous ses immenses bâtiments – mais aussi la Normandie avec ses vaches dans les prés, et puis aussi le sud de la France avec son soleil toute l'année, ses collines qui sentent la menthe (oui oui la menthe comme dans les chewing gum) mais aussi son vent qui rend un peu fou (le mistral).
Et puis un jour du mois d'août, elle était arrivée ici, dans un village près de Besançon, qui s'appelle Montferrand le château.
Elle savait bien Madame-il-était-une-fois qu'un jour ou l'autre elle devrait repartir et quitter tout ceux qu'elle avait beaucoup aimé ici, les gens très gentils qu'elle y avait rencontrés mais aussi toutes les choses qu'elle avait apprises ici à Montferrand.
Par exemple ici en Franche Comté, elle avait appris que la bise ce n'était pas seulement un petit bisou que l'on se fait pour se dire bonjour... C'était aussi un vent très-très-très froid qui se glisse sous les manteaux les plus épais.
Elle avait entendu des mots que l'on ne trouve qu'ici ; comme par exemple : « alors Sandra ? Tu guettes ??? mais qu'est-ce que tu guettes ? »
Ce qui veut dire : « alors Sandra, tu regardes, tu observes, tu surveilles ? »
Elle avait appris que le soir on pouvait s'endormir dans un paysage tout vert autour de la maison, et que le matin on pouvait ouvrir les volets sur des montagnes de neige.
Un jour, Madame-il-était-une-fois arriva dans sa cuisine, comme tous les matins, et là, elle trouva une lettre.
Intriguée elle déchira bien vite l'enveloppe.
Il y avait écrit
« Chère Madame-il-était-une-fois
nous sommes désolés de vous annoncer que vous aller devoir quitter Montferrand. Nous vous avons trouvé une jolie ville qui a besoin que vous alliez raconter des histoires aux petits enfants de là bas...
Cette ville s'appelle Nantes, elle est tout près de l'atlantique.
Les enfants de là-bas vous attendent déjà et vous partez dans 15 jours »
Madame-il-était-une-fois, elle fut bien triste, parce qu'ici, elle se plaisait beaucoup, elle s'était beaucoup d'amis, les enfants venaient la voir comme ça, juste pour lui dire bonjour, et ça, ça lui faisait toujours Boum boum dans le cœur.
Mais il fallait bien partir, c'était comme ça. Des fois, dans la vie, on est obligé de partir pour faire d'autres choses ailleurs, rencontrer d'autres personnes différentes, visiter d'autres lieux, faire de nouvelles rencontres. Des fois, on n'a pas vraiment envie, mais c'est comme ça, c'est la vie et c'est tout !
Alors, très vite, parce qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps, Madame-il-était-fois décida de venir dire au revoir à ses amis des petites histoires. C'était un mardi, il avait neigé un peu ce matin là et il faisait bien froid, on était le mardi 25 novembre 2008.
Alors que tous les enfants étaient installés comme d'habitude devant et autour d'elle Madame-Il-était-une-fois leur dit qu'elle devait les quitter, qu'elle devait partir, que c'était ainsi, mais que même loin là bas, du côté de l'Atlantique, elle continuerait de leur envoyer les histoires qui arriveraient le matin sur sa table de cuisine de là bas.
Et puis, évidemment, elle voulut leur dire... « au revoir »
Alors elle ouvrit la bouche et là... impossible de dire un mot. Aucun son ne sortait de sa bouche. Elle essayait pourtant, elle aurait bien voulu réussir à dire ce mot-là, ce mot tout « simple » : au revoir...
Parce que d'abord, c'est un mot joli. C'est un mot dans lequel il y a « revoir - se revoir – se voir une autre fois, plus tard, un autre jour, bientôt »
Mais elle n'y arrivait pas.
Elle commençait vraiment à s'énerver contre sa bouche qui ne voulait plus lui obéir : « allez bouche, dis-le ... ce mot si joli. » elle se disait ça dans sa tête...
Mais la bouche restait muette, les lèvres restaient closes. C'était peut-être parce que Madame-il-était-une-fois, elle avait trop de peine et que quand on a trop de peine, on n'arrive plus à dire les choses que l'on voudrait.
Alors les enfants qui l'écoutaient eurent envie de l'aider, et ils lui dire « Tu nous as appris il y a quelques temps à dire « Bonjour » en « langue des signes » - et bien maintenant, tu vas nous apprendre à dire « au revoir » en langue des signes... et comme ça, tu n'as pas besoin de ta bouche !!! Tu as juste besoin de tes mains !
Ça c'était facile ! alors Madame-il-était-une-fois leur fit le signe...
et tous les enfants lui répondirent ensemble « au revoir » en langue des signes
[faire le signe ]
On le fit plusieurs fois parce que c'était important de se dire « au revoir »
et alors seulement à ce moment sa bouche put s'ouvrir et les mots qui sortirent enfin furent :
« Chers petits enfants de Montferrand, vous avez tous été très sages, vous avez tous été très gentils avec moi, je ne pourrais pas vous oublier. Même si je le voulais, non, je ne le pourrais pas... Je n'oublierai pas que vous étiez là à mon mariage et que vous m'avez fait un très beau cadeau. Alors aujourd'hui, je vous dis « au revoir, et dans « au revoir » : il y a « à bientôt ».
Je vous dis « merci » d'avoir bien aimé mes histoires.
Je vous dis « continuez à bien écouter les histoires de mes copines « Mesdames il était une fois » et puis un jour, quand le chemin de ma vie repassera pas Montferrand, vous aurez peut être bien grandi, mais moi, je vous reconnaitrai, et je viendrai vers vous en vous disant : « Bonjour !!! Comment ça va ??? »
Et là, dans mon cœur de « Madame-il-était-une-fois »... cela fera...
Boum boum, BOUM BOUM...
22 novembre 2008
Mon'amied'enfance
Ma Cathie c'est ma copine, mon amie, mon elixir de jouvence, mon pansement en croix comme quand on était petite.
Ma Cathie c'est ma boite à souvenirs, ma boite à musique, ma boite à enfance.
Ma Cathie c'est mon'amied'enfance
J'ai beaucoup beaucoup d'affection pour elle, la petite fille qu'elle était, et la magnifique femme qu'elle est devenue.
Elle a créé ça : http://atelierdecathie.unblog.fr/
c'est nouveau, c'est tout beau et tout chaud.
allez-y de ma part et envoyez lui plein de petits mots en A : comme amitié, affection, attentions... vers elle
17 novembre 2008
La vraie vérité vraie...
On est tous, peu ou prou, déjà tendus vers ce moment là.
Ce moment où tout s'habille d'or et d'argent; ces instants où ,oui, on voudrait bien que les tout petits devenus grands « y croient encore », encore une année, encore quelques mois.
Antoine a entendu une des ses amis dire que sa maman lui avaient (enfin) dit que « non, Il n'existait pas – que les cadeaux, c'est les parents qui les achetaient »
J'ai bien senti qu'il était malheureux Antoine d'avoir à me demander « alors maman, c'est vrai que c'est les parents qui font les cadeaux à Noël ? »
La voilà donc bel et bien prononcée cette phrase un peu redoutée. On élude un peu, histoire de voir si la question va ressurgir, de suite, ou plus tard.
Et elle revient, elle revient bien vite : « alors maman, tu me réponds ? »
Et là, Marie, sa soeur jumelle de lui rétorquer que « non, c'est vraiment n'importe quoi, que les parents la nuit de Noël, ils ne peuvent pas aller faire les courses, que de toutes façons, les magasins ils sont fermés, et que surtout, les parents, ils dorment ! »
Je finis par parler, et par évoquer les "choses qui vivent dans notre cœur, qui le font battre aussi parfois : l'espoir, la foi, la croyance..."
Les yeux bleus de Marie m'auscultent un peu, mais pas beaucoup, elle tourne la tête en acquiesçant ; Antoine lui, me scrute, me dévisage, me dissèque de l'intérieur...
Dilemme, tempête en mon crâne !
Marie n'est pas prête, mais Antoine lui... si.
En parler au papa, vite vite, même si le papa n'est pas beaucoup là en ce moment occupé par des " méchants méchants"
Trouver une solution palliative d'urgence, prendre mon grand bébé un peu à part et lui dire : « Bon, Antoine, écoute bien : on déménage, on laisse passer Noël, et après on en discutera avec toi et ton papa. »
Les yeux d'Antoine disent « merci », un grand et profond « merci maman ». Son regard vert avoue en silence ses pensées secrètes de petit garçon :
« Je ne suis pas sûr, mais je crois quand même que le Père Noël, il n'existe pas ; mais en même temps, moi cela ne fait pas plaisir de perdre le papa Noël, cela me met presqu'en colère parce que c'était chouette, c'était doux, c'était le petit enfant que j'étais et qui doucement, doucement me quitte. Mais là quand même, c'est un peu beaucoup... quitter ma vie d'ici, rencontrer d'autres gens, pleins d'autres gens, tout changer, et en plus, perdre un peu aussi cette confiance aveugle que j'avais en papa et maman... et au père Noël. Oui, c'est vrai, je préfère attendre encore un peu avant que vous ne me disiez cette vérité, qu'au fond de moi, je connais déjà »
Voilà, on en reparlera après Noël. On lui dira sans doute la vraie vérité vraie s'il la veut vraiment. Et on lui demandera de garder un peu encore ce secret de « grands » pour Marie, parce Marie, même si elle est de deux minutes son aînée... décidément, pour elle, non, ce n'est pas le moment.
12 novembre 2008
merci au pluriel pour un Sessad singulier
à quelques jours de notre départ pour d'autres horizons, je lis le compte-rendu du CVS; je lis que les Marmots prennent en charge plus d'enfants que "statutairement convenu", je lis que des mouvements de personnel s'opèrent au sein des différentes structures, je lis que vous allez vous battre pour trouver des solutions notamment pour les ados autistes que vous suivez...
Mon fils Pierre et moi, ainsi que notre famille entière voudrions vous dire quelques mots avant que de partir vers une nouvelle aventure qui se déroulera à Nantes;
le principal et le plus important sans doute est le mot "merci"
Merci à vous,
Tous autant que vous êtes, des personnes au secrétariat des Marmots, en passant par les intervenants auprès de Pierre (je devrais dire "autour et avec Pierre") jusqu'au personnel de la direction (en particulier Messieurs B et G), vous tous nous avez été d'une aide et d'un soutien précieux.
Ces mois passés en compagnie (et aux côtés de vous), H, B et P, resteront en nous comme des moments tout à fait particuliers de notre chemin de vie. Elles savent déjà tout ce que je leur dois en tant que maman - soutenue bien souvent par les personnes chaleureuses et professionnelles que vous êtes (oui, cela est possible : chaleureuses, humaines et professionnelles en même temps, elles en sont les preuves vivantes).
Elles savent déjà combien j'ai apprécié chacune de nos rencontres, combien j'ai bien senti qu'elles touchaient au plus près la maman, mais aussi la conjointe, bref, la femme dans son entité. Mais leur redire ici n'est pas un luxe, c'est une nécessité pour moi, presqu'un devoir de "conscience".
Bien sûr, le deuxième mot qui me vient c'est celui de "respect". Respect par rapport à notre fils toujours regardé comme un petit enfant 'spécial' dont le principal besoin est la douceur du regard que l'on porte sur lui et les marques d'affection que l'on peut lui apporter, ainsi que des soins et des attentions toujours en adequation avec les particuliarité qui sont les siennes.
Respect des parents que nous sommes, parfois démunis, souvent dans la détresse et la peine mais aussi joyeux et désireux que la "vraie vie' reprenne peu à peu son cours ; parce que le bonheur aussi sait pouvoir exister au sein d'une famille dont l'un des petits présente un handicap.
Respect de la fratrie. Oui, les frères et soeurs souffrent aussi de l'arrivée d'un petit enfant dans la lune au milieu d'une vie qui "roulait toute seule" - et la place faite à la fratrie dans la philosophie des Marmots est l'une des plus fortes qu'il m'ait été donné de voir à travers les différentes institutions auxquelles j'ai eu à faire.
Respect pour nous tous (la famille entière), écoute et "sourires de l'âme", nous avons trouvé tout cela dans notre accompagnement par vous - et surtout, surtout : non-jugement... -
Voilà bien ce que l'équipe des Marmots a su apporter à la famille du petit Pierre. Et je parle bien ici de l'équipe entière.
Voilà donc un au-revoir qui voudrait savoir dire "merci", en tous cas qui a tenté de le faire...
Bien cordialement à tous,
Béatrice, maman de Pierrot la lune
05 novembre 2008
J'ai fini par aller voir...
Louis a été diagnostiqué autiste sévère à l'âge de trois ans.
Il suit le programme Aba.
C'est le fils de Francis Perrin, l'acteur.
Il a eu Carte blache, et cela donne ça : http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage&id_rubrique=617
Si le lien ne fonctionne pas, allez vite voir le site de France2, émission Envoyé spécial - Carte Blanche à Francis Perrin - Un enfant pas comme les autres.
Faites le avant que le podcast ne soit supprimé...
Déménagement #1 Le temps au temps
Il est là, il est beau, il se sent bien, tout va bien. Il connaît par cœur son petit monde. Toutes ces lucioles qui lui apportent toutes un grand « quelque chose », et tout d'abord, en premier, leur lumière de luciole ; toutes ces bonnes volontés l'amènent vers un demain un peu meilleur.
Et justement, demain, il faudra déchirer tous les cordons qui alimentent la force de vie de Pierre, . Et ça, je vous assure, c'est pas facile.
Alors, c'est quoi la solution ?
Y'en n'a pas !!!
Les liens il va falloir les re-créer. De toutes pièces, de façon artificielle - et moi je ne suis que l'abeille-tisseuse-de-liens qui va tenter de lui fabriquer un nid de confiance.
Combien de semaines faudra t'il avant qu'il ne se jette dans les bras de son (ou sa) psychomot' comme il l'a fait tout à l'heure pour dire «bonjour » à Huberte ? Ce qui voulait dire : « je suis content de te voir, tu m'as manqué. Combien de semaines regardera t'il sa photo sur le mur de sa chambre comme pour l'appeler ? Car elle y restera la photo sur le mur, nous on emporte tout !
Laisser le temps au temps.
Retrouver des visages, des compétences, s'attendre aussi aux incompréhensions. Retrouver ailleurs cette confiance, ce respect, cette affection, cet humour aussi que nous avions enfin trouvé ici ?
Mettre à distance les regrets et cette impression que rien ne pourra jamais être aussi fort.
Laisser leur chance à ceux qui vont prendre la place laissée vacante- Leur laisser l'espace, le temps.
Laisser le temps au temps.
Avoir confiance en Pierre.
Avoir l'impression que l'on n'aura jamais la force de tout recommencer, et savoir, pourtant, que l'on aura encore plus de force que la fois d'avant.
Et aller de l'avant, non pas les bras ballants, mais debout, le nez au vent...
debout !
02 novembre 2008
Bientôt 8 ans et ça dit "Ok", "yes" et aussi... ça danse !
http://www.clipbox.fr/clip-pop-fr/gregoire-toi-moi.html
Et Entrez dans la danse, toi et moi ... c'est notre jour de chance ! à toi à moi !
tadadadaddaaaaddaaaaadddaaa ...
