24 septembre 2008
Béa en direct live
Nantes #3 (Naoned)
avec l'aide d'un ami, fidèle entre les fidèles - malgré le temps, le temps... et les déménagements !
S’étalant vers la mer
En gardant ses paquets d’eau douce
Se vautrant dans les champs et pataugeant aux marais
Ses bancs de sable jalousent les plages si proches
Les fragrances de muguet se mêlent aux relents d’iode
Ayant confié aux voisins la saleté des chantiers
Elle se dore dans des parcs et chevauche aux grands vents
Elle conserve ses celtes attaches et les placarde dans les bars
Ses prisons y sont chantées comme chant d’amour
L’accordéon et la bombarde sont alors chez eux
Naoned ! Naoned !
Les cloches t’appellent au retour
Et tu paresses au lit de Loire et de Madeleine
Tes îles ligotées en ton cœur cherchent le large
Des Hauts Pavés à Barberie
Tes veines battent aux vents d’Atlantique
Naoned ! Naoned !
Tes filles sourient sous les parapluies
Jupes voletant ou jeans de toile épaisse
Les yeux vert pomme ou bleu noyés de gris
Les gars éclusent leurs demis
En frappant les cordes de leurs guitares
Tous se marient au vent en souriant
Se prennent et s’agrippent gentiment
Leurs baisers d’iode et de muguet
S’abritent sous les ponts et sur les rives de l’Erdre
La brume s’épaissit qui ouate les éclats
Nantes la timide, la coincée
Se permet l’excès des musiques et des fêtes
Puis se rassoit aussitôt, s’étire et s’apaise
Grignote son biscuit trempé dans le café
Ce soir je vais chanter sur la place.
Fanch-Marie VERTOU
19 septembre 2008
Nantes #2
Dans les prisons de Nantes
Y avait un prisonnier
Personne ne vint le "vouère"
Que la fille du geôlier
Un jour il lui demande
Et que dit-on de "moué" ?
On dit de vous en ville
Que vous serez pendu
Mais s'il faut qu'on me pende
Déliez-moi les pieds
La fille était jeunette
Les pieds lui a délié
Le prisonnier alerte
Dans la Loire s'est jeté
Je chante pour les belles
Surtout celle du geôlier
Si je reviens à Nantes
Oui je l'épouserai
Dans les prisons de Nantes
Y avait un prisonnier
Nantes #1
Barbara 1964
Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin
Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était encore inconnue
Je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage...
17 septembre 2008
Il y a des fois...
Il y a des fois : on aurait tort de parler, parler à tort et à travers... Surtout quand on lit des choses comme ça : http://blog.remilou.com./index.php/2008/09/17/82-richesses
alors là, on se tait, on lit, on relit, on s'émeut, on réfléchit, on applaudit, on se réjouit, on sourit, on comprend un peu mieux...
Mme B a un regard vert, vers demain et une plume qui fait s'envoler !
15 septembre 2008
Marie et moi...
Marie et Moi
Marie et moi,on s'aime bien
Nous partageons nos petits pains
Se trompe-t-elle de chemin ?
C'est moi qui la prends par la main
Elle rit parfois pour un rien.
Je la laisse rire sans fin.
Je ne suis qu'un jeune gamin,
Mais quand je la tiens par la main,
Je me sens brusquement capable
De tenir tête même au diable.
N'empêche que j'ai peur des chiens,
Et si, par hasard, il en passe,
C'est toujours Marie qui les chasse.
Et c'est elle sur le chemin,
Qui me reprend alors la main.
Marie et moi on s'aime bien.
Nous nous sentons dans le matin,
Les deux moitiés d'un même pain.
09 septembre 2008
Voilà c'est fait
La rentrée est faite.
Tout a repris son apparence normale, et tout a repris son rythme un peu infernal, je m'en rends compte après l'interruption des vacances.
Madame "Il était une fois" a repris sa plume entre une sortie d'école et un rendez-vous-entretien pour Pierre, l'inscription aux sports, la cuisson de coquillettes (bonne nouvelle, je sais enfin les faire cuire comme il faut !)
Toute la tribu a retrouvé son petit monde, et moi, mon tourbillon d'obligations les unes à la suite des autres... joli collier de perles qui s'égrennent les unes après les autres.
Où donc est-il ce temps pour moi ? les copines me le demandent, s'inquiètent, "mais te reste t'il un peu de temps pour Toi ?"
Non.
à vrai dire : non !
Je sais qu'il faudrait que je m'oblige à me poser, mais même avec la meilleure volonté du monde, je n'y arrive pas.
Alors, voilà, on va continuer comme ça, parce que, de toutes façons, je ne vois pas comment on peut faire autrement, et c'est comme ça, et c'est tout.
Dans une autre vie, je me poserai, promis... là, c'est pas dur, j'ai pas le temps.
Donc, bien sûr, vous pouvez maugréer, grogner, me gronder... J'ai pas le temps les cocos. Pas une minute ! Et si vous saviez tout ce qui vous attend comme nouvelles neuves dans les semaines à venir, ouille ouille, vous comprendriez !!!
Allez, une bise à tous, une pensée particulière pour mes fidèles à moi, et à bientôt pour les nouvelles aventures de Béa et sa tribu...
01 septembre 2008
Lundi 1er septembre 2008
lundi 1er septembre, un vrai temps de rentrée : pluie en brumisation, température douce, ciel lourd et bas et gris... voilà donc la rentrée 2008-2009 ;
avec son lot de changements, ses rituels qui continuent, ses réponses en attente : mutation/pas mutation ? Antoine et Marie retrouveront-ils leurs potes de l'an passé en classe ? Déménagement/ pas déménagement ?Pierre va t'il tenir le coup avec son emploi du temps de ministre (Premier ministre bien sûr) ? Faut-il commencer à chercher une maison tout de suite ou attendre encore un peu ?
Et en même temps, il faut faire comme si on commençait cette année scolaire ici et qu'on la finira ici - inscriptions sport, projets en continuation, etc etc
1er septembre, drôle de date pour un lundi de rentrée - on dirait presque que c'est dans un livre, le livre de la vie qui va de la vie qui vient.

